‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 105 sur 246 · Saint-Simon, Mémoires (édit. Chémel, XIII, p · texte numérisé non relu

Saint-Simon, Mémoires (édit. Chémel, XIII, p

3. Dubois à Pecquet, 20 octobre 1716 (A. ÉTR., Hollande, t. 310, F 153).

4. Dubois à Pec(iuet^ 11 décembre 1716 (A. ÉTR., Hollande, t. 312, f» 152),

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service ' ». Il entrait dans la place, à portée de tout désormais connaître et de servir son maître, davantage. Suivant l'expression pittoresque et juste de Saint-Simon « il se fourrait dans le Conseil comme les plantes qui s'introduisent dans les murailles et qui les renversent - » .

Ce jour-là, Dubois obtint en même temps que le moyen de poursuivre son O'uvre, la récompense de ses services. En ménageant les intérêts de son maître, l'abbé n'oubliait pas les siens II n'espérait encore à Hanovre qu'une grande abbaye; il priait Noce, au mois d'octobre 1716 de lui envoyer la liste des bénéfices vacants et de l'y l'aire inscrire par le duc d'Orléans : Il confiait à son adresse le soin d'insinuer au maître « que le don fût tel qnil fît honneur' à celui qui le donnerait et à celui qui le recevrait, et que ce ne fût pas de la guenille ^ ». Il entrevoyait même une baute dignité ecclésiastique, qui le conduirait au cardinalat^.

Par l'intermédiaire de leur confident, le duc d'Orléans lui avait alors proposé cet accès à l'un des principaux Conseils. Sa fortune politique était assurée comme sa diplomatie secrète. Le succès de l'une décida de l'autre. Peu de jours après son entrée aux Affaires Etrangères, le duc d'Orléans lui procura un autre instrument de fortune et de pouvoir : il le nomma, le 11 avril 1717, secrétaire du Cabinet du Roi, à la mort de M. de Caillières, le négociateur de la paix de Pyswick. C'était une place lucrative qui rapportait 60,000 livres au titulaire^. C'était aussi une place utile : Dubois tenait la plume au nom du Roi, connaissait de toutes les dépêcbes et de toutes les affaires, et, comme il contrefaisait passablement l'écriture du Régent, il était certain d'avoir la connaissance de toutes les dépêcbes''. Maître du secret de son maître à la fois et de tous les mystèi'es de la poiiliipu» oflicielle, Dubois pouvait pour lui-même espérer ce qu'il faisait espérer au Régent: « d'être l'iiomme indispensable pour les affaires étrangères pendant et après la Régence' ».

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