Voltaire, Charles XII, 1. VIII (Ed.. Waddington, p 263i
3. Id. Ibid., p. 264-265. Mémoire remis par le comte de Gœrtz au Cabinet de Versailles, mars 1717 (GelTroy, Inst. aux ambassadeurs de France en Suède, p. 485 : « Par un accommodement avec le Tsar ou le roi d'Angleterre il serait facile au roi de Suède de contraindre le Danemarkiet de se dédommager sur lui du côté de la Norvège de ce qu'il lui en coûtera ailleurs. ■■
4. Instructions du comte de la Marck, mars 1717 {Geiti-oy, Insl raclions de Suède, p. 278. — Torcy, Mémoires inédits, 11, p. 119 ; Saint-Simon, p. 321. — Droysen, Gesch. der l'r. Polit ik, IV, 2, 1, p. 188-194 et 204-208).
5. Dépêche de^^Kniphausen, d'Amsterdam, '^^20 janvier 1717 (Droysen, Ibid., ibid., p. 201, note 1. —Torcy, II, f' 288-291. — Sur laiTaire de Mecklembourg, Voir Lamberty, Mémoires, X, p. 107).
un état plus misérable encore*. La Prusse jouait à dessein un rôle effacé. C'a été le très grand mérite de son second roi d'avoir compris que, « dans le brouillamini des affaires du Nord », il pouvait trouver à gagner, mais aussi perdre son armée. On lui reprochait son génie flottant et variable qui, en réalité, réservait, pour l'avenir, la fortune et les forces de la Prusse. Il se contentait alors d'un second rôle-.
Les premiers rôles, c'étaient l'Angleterre et la Russie qui les jouaient^. L'extension de la puissance hanovrienne dans le Nord de l'Allemagne devait servir les intérêts du commerce anglais qui, peu à peu, allait prendre la place des Hollandais dans les mers du Nord. A ses nouveaux sujets l'Électeur de Hanovre avait ouvert, par l'exemi^tion des douanes, le commerce de ses ports. Il leur destinait encore W'ismar et Stralsund. Son allié, le roi de Danemark, avait diminué en leur faveur les droits de douane au passage du Sund. Si, au début, l'Angleterre avait montré quelque hésitation à lier ses intérêts à ceux de son Roi dans ces querelles, les whigs du parti de Stanhope et de Sunderland l'y entraînaient chaque jour davantage avec l'aide d'une presse qui envoyait des adresses au Parlement sur le péril russe, sur la crise du Nord et la formidable puissance du Tsar. « Le commerce de la Raltique crie vengeance de se voir réduit à la discrétion du Tsar*. »
Avec eux, tandis (|uc l'Angleterre tâchait de s'ouvrir la porte occidentale de la Baltique, le tsar Pierre le Grand frappait à coups répélés sur la porte orientale. Il avait ])ris Riga, la Livonie, l'Ingrie, la (^arélie, la moitié de la Finlande ; il occuj)ait comme une ])rovince la Pologne et avait un moment menacé toute l'Allemagne du Nord : « Picire Alexiowits qui