‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 115 sur 246 · Voltaire, Hist. de Charles XII, p · texte numérisé non relu

Voltaire, Hist. de Charles XII, p

2. Stanhope à Townshend, 25 septembre 1716 (Coxe, Memoirs of Walpole, II, p. 85) : « If the Gzar be let alone, he will not only be master of Denmark, but with the body of troops which he hath still behind on the frontiers of Poland may take quarters where he pleases in Germany. »

3. La crise du Nord, pamphlet anglais de décembre 1716. — Mémoire d'une personne intéressée et sensible au commerce de la Baltique (môme date), Lamberty, IX, p. 663.

4. Voltaire, Hist. de Cliarles XII, p. 266, a en partie rendu justice à la politique de Gœrtz : « Il bâtit sur ces fondements le dessein d'une Révolution ». Voir son mémoire très concluant (Geffroy, p. 485). Les plans de Gœrtz ont été tout à fait dénaturés par les intrigues de la Suède avec les Jacobites qui ont paru en être rélément essentiel. Lemontey a étudié de près ces intrigues et montré aisément leur futilité : il ne veut pas croire que Gœrtz ait eu d'autres projets plus sérieux et blâme Voltaire vivement de l'avoir cru (II, 388). Lemontey s'est trompé : Voltaire avait raison.

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fois, si plein de* ressources clans les disgrâces, si vaste dans ses desseins, ou si^actif dans ses démarches. Il prodiguait les dons, les promesses, les serments, la vérité et le mensonge *. »

Ce portrait pourrait être celui de Dubois, ou d'Alberoni. Ce trio de nouveaux venus décidait du sort de l'Europe, chacun à leur manière, et pour leur maître. Gœrtz prolongeait la guerre au Nord, Alberoni^la préparait au Sud. Dubois voulait la paix à tout prix : il lui avait déjà sacrifié les intérêts essentiels de la France, à plus fortes raisons ses alliances naturelles ou traditionnelles avec la Suède ou l'Espagne.

Stanhope et Dubois, pour plier l'Europe à leurs desseins, se répartirent les besognes et les rôles. Chacun se chargea de ce qui lui était le plus aisé. D'apaiser Elisabeth Farnèse et Philippe V, ni le Régent, ni son ministre ne pouvaient l'espérer. Philippe V se considérait comme la première victime du traité de La Haye, après l'avoir été de la Régence. Le présent lui échappait. L'avenir lui était fermé : il n'était pas dans des dispositions à entendre les conseils pacifiques du Régent et de Dubois, mais plutôt à écouter ceux des Farnèse qui le conviaient à des entreprises en Italie. L'échec de Louville à Madrid ne devait laisser au duc d'Orléans aucun doute à cet égard-.

Depuis le traité d'Utrecht, et malgré la Triple Alliance, l'Angleterre avait conservé })lus d'accès auprès du roi d'Espagne : il n'était pas d'attentions qu'Alberoni ne marquât au résident anglais Bubb, favorable dès le premier jour à son élévation. « Si Alberoni était à la tête des affaires, nous aurions des effets au lieu de promesses. Mais je crains qu'il ne puisse agir ouvertement et avec autorité, jusqu'à ce qu'il ait le chapeau de Cardinal''. » Dans ces conditions, il fut convenu que Dubois laisse-

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