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2. <( La Marck ne |)Ourra débiouillcr le chaos du \oi-d. » l'.ai-on de Wasseiiaarà Dubois, 20 août 1717 (A. ÉTR., Ang., t. 300, I» til .
3. Dubois à Stanhope, 16 avril 1717 (A. ÉTR., Anii., t. 300, f» 23).
4. Dubois à Stanhope, 24 avril 1717 (A. ÉTR., Ang., t. 300, l» 61-62).
5. Mémoires de Saint-Simon, du maré( liai de? Tessé, de Buvai, de Marais. Lemonley a raconté ce voyage d'après les mémoires aujourd'hui pcrail.s de d'Antin (1, p. 110 et suiv.) et M. Vandal de nouveau dans son ouvrage cité : Louin XV el Èliftahelli de Russie. C'est la malirre de son [treinier chapitre, Z-p Tsar à Paris. Il est à peine nécessaire de parler ilii livre récent de M. de Guicdien : Pierre le (iruiul el le premier Irailé franco-russe, Paris, l'.IOS.
6. Ses instructions aux Alïaires Etrangères (Russie, Vil, f» 23 puldiées par M. Rambaud (p. 15<S et suiv.). Les hllii-s où il rendait compte de sa mission conservées aux AlVaires Étrangères onl été publiées dans le Recueil de la Socie'le' Impériale d'Ilisluire de Russie, I. XX.\I\'.
. LA QUESTION DE LA lULTIQUE : RUSSIE OU HANOVRE 2ll
plus aimables, le maréchal de Tessc, mis à son service, régla ses labiés qui étaient considérables et ses visites dans Paris, l'ordre des fêtes, des chasses où d'Antin se surpassa, les cadeaux et les honneurs. Rien ne fut négligé « en fait d'attentions, de politesses, d'amitiés sans conséquence et qui n'engageaient point ».
Mais le Tsar n'était pas venu à Paris pour visiter les Invalides, les Gobelins, la Sorbonne, entendre des discours et des compliments et se promener dans les carrosses du Roi ^ La liberté de sa curiosité pratique dérouta en plus d'une occasion les seigneurs français chargés de le recevoir. Ses projets politiques embarrassèrent encore plus le Régent et ses ministres. Pierre le Grand ne recherchait pas les honneurs, mais des avantages plus solides, et particulièrement ralliance de la France.
Les puissances européennes qui le connaissaient, la Prusse, la Pologne, l'Autriche, le surveillaient et attendaient avec inquiétude les résultats de son voyage -. Le Régent, après avoir feint de les ignorer, et essayé de payer son zèle en menue monnaie d'attentions et de prévenances, fut obligé enfin de remettre au maréchal de Tessé le soin de traiter avec ses ministres Chavirof, Tolstoï et Dolgorouki (18 mai 1717)'^.
Les instructions qu'il lui donna peuvent se résumer dans ces quelques mots que Tessé a inscrits dans ses Mémoires : « Le nouveau gouvernement n'avait d'autre objet que de voltiger et d'amuser le Tsar jusqu'à son départ sans rien conclure avec lui *. L'essentiel était d'empêcher Pierre le Grand, par un refus catégorique, de se jeter dans les bras de l'Autriche : il fallait le voir venir, écouter ses propositions, et ne lui en faire que de vagues, de lointaines, afin seulement « de ne pas laisser tomber cette négociation'* ». N'accepter en définitive « qu'une convention de bonne amitié et de commerce » mais « éluder tout autre engagement, plus précis et plus fort » qui pourrait compromettre la
L Voltaire, Charles XII (édit. Waddington, p. 273).
2. Torcy, Mémoires, II, p. 368-375 ; Saint-Simon (édit. Chéruel, XIV, p. 63-66).
3. Mémoire secret pour le maréchal de Tessé, 18 mai 1717 (A. ÉTR., Russie, VII, f" 126). Grimoard, Mémoires de Tessé, II, p. 321 ; Rambaud, Instructions de Russie, p. 170 et suiv.