‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 138 sur 246 · Iliidcm ilhid · texte numérisé non relu

Iliidcm ilhid

À. <lliavit(ny, Mémoirps clh's \i\ la i)age préi^rMlcnii', noie 4 .

T). Inslruclions pour l'abbé Dubois.

tl. I) llu\ell<-s à Dubois, Tl ociobie 1717 (A. ÉTR., Ang., l. 3(11, f- 227).

7. I)llu.\ell.-s à Dubois, 2 octobre 17)7 (A. ÉTR., Ang., t. 301, 1" 103-lOC)-

l'abbé emporta à Londres, quoiqu'officielles, n'étaient pas calculées sur les intérêts du royaume ; elles étaient simplement la formule d'un conliat où Dubois stipulait au nom du Régent, le maréchal d'Huxelles au nom de son parti et de ses amis de France et d'Espagne. 11 y était beaucoup question de Philippe V et du duc d'Orléans, fort peu de la France, et de Louis X^', seulement en ce qui concernait sa succession éventuelle. C'était là, on osait l'écrire, Vinstructicn du sieur Dubois allant en Angleterre pour le service de Sa Majesté^.

On est plus étonné encore d'apprendre quel liommc avait servi d'intermédiaire à ce marché, celui môme qui nous Va révélé, le chevalier de Chavigny. Les opinions varient sur le personnage : si l'on écoute Saint-Simon, qui a laissé de lui un portrait ineffaçable, c'était un homme qui avait beaucoup d'esj)rit, d'art, de ruse, de manège, un intrigant merveilleux, en somme « une espèce de scélérat très misérable- ». Comme on sait, d'autre part, que le duc a reçu et fréquenté ce scélérat, on se prend à douter de la sincérité de son jugement^. Voltaire peint Chavigny comme un merveilleux diplomate, « un de ces hommes nés pour réussir parlout, pour égayer le sombre Allemand, adoucir l'orgueilleux Anglais, causer avec le Français et négocier avec le subtil Italien'' ». Il l'avait connu à Londres. Entré en 1720 dans la diplomatie ofliciclle, Chavigny réussit pendant tout le xviii" siècle, partout oi^i on l'envoya, et fut à la veille de passer plusieurs fois, au temps du cardinal Fleury, ministre des Affaires Etrangères. Il eut un neveu qui lui fit grand honneur par ses mérites, et sembla, par sa vertu, le justilier des accusations de Saint-Simon, le comte de Vergennes^,

Et pourtant dans la vie de cet homme un coin louche, une tache que le temps, les services et l'habileté de la famille effacèrent. Fils d'un procureur de Beaune nommé Chevignard, il était venu à la cour et, pour y réussir, avait pris le nom de

L Instruction pour labbé Dubois (A. ÉTR., Ang., l. 301, f" 84).

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