‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 141 sur 246 · Sainl-Sinion (édit. Chéruel, XIV, p · texte numérisé non relu

Sainl-Sinion (édit. Chéruel, XIV, p

'2. II). IhUL II se lia avec M""" de Feniol, linlinie amie du niaiéchal d'Huxelles et (le Holinghrokc, la sœur de M""" de Tenc'in {Cnrresjionc/diici' de l!(ilinf/br(i/,r,rd\[. IVaneaise, 1S()8. Denlu, t. IF, oii se trouvent plusieurs Icllres de Pelei-borougli,.

3. Journal de Slair dans les Ilardiric/te's l'apevs (II, ]). 521, mars 171()1.

4. Lettres el journal de Stair (Wiesener, le liéfjrnl. l'alibe Dnhuis-, II, p. 54).

5. l»ogi(iali, Memorie Sloriche di Piacenzu, 176(>, t. XII, p. 2'J5.

L'ARBE DUBOIS A LONDRES 235

en Italie, tandis que le maréchal d'Huxelles « les mettrait d'accord avec les traités subsistant' ».

Nous avons vu avec (jnel empressement le duc de Parme, menacé par l'Empereur, accueillit ces propositions (10 août 1718)-. Mais au nom de la Régence môme, le maréchal d'Huxelles ne craignait pas d'encourager les espérances de Philippe V sur l'Italie, au risque d'entraîner la France dans la guerre déclarée par l'Espagne à l'Empereur. C'était ce que souhaitait Peterborough, prétendant que les ministres anglais et Georges P''" seraient obligés de conserver la neutralité, et que les princes d'Italie se joindraient à l'Espagne et à la France.

Tout plein de ces espérances, certain que les Espagnols auraient beau jeu en Italie «s/ S. A. B. prenait parti et que son projet était immanquable », Petcrborougli partit au mois d'août poui' l'Italie, visita Turin pour déterminer le roi de Sicile, Parme où le duc lui })romit de procurer au duc d Orléans la Renonciation qu'il souhaitait^. Il s'arrêta quelque temps, en septembre, à Bologne, avant d'aller à Venise chez son ami le banquier Smith, à l'enseigne Des Saints Apôtres de Venise^.

L'Empereur Charles VI eut connaissance de ses desseins : il se plaignit à Londres qu'on laissAt ce whig donner des conseils inconsidérés aux princes d'Italie, et menaça de le faire arrêter s'il passait dans ses Etats ^. Peterborough, un beau jour, fut arrêté dans les Etats du Pape à Bologne, le 10 septembre 1717, et conduit au foi't d'Urbino sous la conduite de soldats pontificaux et de gardes de Jacques III qui s'y était retiré*'. C'était sans doute une complaisance du Pape pour l'Empereur « devant qui il tremblait' ». « Il y a quelque chose de bizarre dans mon

1. Pelei'horough an duc de Parme, ou plutôt à Gazzola, 10 juillet 1717 (Akch. NAP., Farnesiana, 1. 57). Réponse de Gazzola du 4 août. Les lettres passent secrètement par Stefano Boggiani, marchand de Plaisance.

2. Le duc de Parme à Peterborough, 10 août 1717, Colorno (A. Nap., Farnesiana, 1. 57). Le même à Alberoni, 10 septembre 1717 (Farnesiana, 1. 59).

3. Peterborough au Régent, septembre 1717 (A. ÉTR., Parme, t. 6).

4. Le même au même, septembre 1717 (A. Nap., Farnesiana, 1. 57).

5. Torcy, Mémoires inédits, 11, t" 497; Saint-Simon (édit. Chéruel, XIV, p. 132,i.

6. Leblond à d'Huxelles, de Milan, 18 octobre 1717 (A. ÉTR., Milan, t. 21); Saint- Simon, XIY, p. 241.

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