‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 143 sur 246 · Peterborough an Hégcnt. 13 ocU)bre 1717 voir note · texte numérisé non relu

Peterborough an Hégcnt. 13 ocU)bre 1717 voir note

4. Nancré à Dubois, '22 septembre 1717 (A. KTll., Ang., t. 301, 1» .52-51).

5. Nancré à Dubois, ") octobre 1715 (A. KTR., Ang., t. 301, 1° 120-121).

('). D'Huxelles à Saint-Aignan, 15 septembre 1717 A. KTK., Ksp,. t. 2.V.), P K»). 7. Cellamare, Mcmuires (p- partie, ï" lOlj.

L'AlJlil-; DUBOIS A LOXï)RES 237

Dans le Nord, ils faisaient cxacLement de même, Ironvanl que la guerre y était très soutenable, et qu'elle valait mieux que le traité négocié par la France en faveur de l'Angleterre'. Les ministres de France, La Marck et Bottembourg recevaient de d'Huxelles des instructions secrètes en ce sens qui contredisaient celles de Dubois'-.

Rottembourg, ainsi, était cbargé de former en faveur de la Suède une alliance des princes prolestants de l'Allemagne du Nord, dont le roi de Prusse aurait la direction ; bientôton l'autorisa à y admettre les Moscovites, à s'entendre avec tous les ennemis de l'Angleterre et du Hanovre-''. Tantpis si Georges F' n'y trouvait pas son compte ! Abandonné par la France, par la Hollande peutêtre, il perdrait Brème et Verden sans avoir la force de réclamer!

Partout secrètement le maréchal dlluxelles détruisait les bases de l'accord qu'il avait passé un mois avant avec le ministre du Secret. 11 formait des liaisons, nouait des intrigues toutes contraires. La diplomatie de la France s'émiettait en ces menées obscures et contradictoires qui la rendaient incertaine et inutile.

L'abbé, qui connaissait son monde, avait pris ses précautions, et, quoiqu'il n'eût en apparence d'autre devoir que de concerter ses actes avec le maréchal d'Huxelles et par lui avec le duc d'Orléans, il ne se gêna pas davantage pour garder, en dehors du maréchal, une correspondance secrète et directe avec le maître.

L'intermédiaire n'était plus cette fois Noce, mais Nancré qui s'était oflFert à assurer le secret et la régularité de la correspondance entre le Palais-Boyal et l'agence de Londres^. C'était un beaucoup plus grand personnage que Noce, parent de Chamillart, fils d'un officier général estimé, beau-fîls d'une vieille dame de Nancré, belle-sœur du premier Président de Mesmes, « vieille beauté ridée » du plus grand monde, qui avait favorisé singulièrement ses débuts à la cour^. Fort ami et longtemps capitaine des gardes du duc d'Orléans, Nancré avait obtenu récemment auprès

1. Nancré à Dubois, 11 octobre 1717 (A. ÉTR., Ang., t. 301, t° 137).

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