‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 151 sur 246 · Saint-Simon. Mémoires (édit. Chéruel, XIII, p · texte numérisé non relu

Saint-Simon. Mémoires (édit. Chéruel, XIII, p

1. l)iil)ois à dlliixclles, 11 novembre 1717 (A. l'.TR., Ang., t. 302, l" 211-248 , Torcv, Mémoires iiiédil.s, 11, \> *.tS8 ; Saint-Simon, Xl\', p. 2.")7.

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accoimnoilcmenL. Il les engagea, par Basiiage, à prier l'ainbassadeur espagnol, Beretli Landi de })rendre (;n mains la négociation; il csp(';i'aiL ainsi oblenir une réponse conciliante de l'Espagne et traiter avec elle, si l'Empereur se montrait trop exigeant, en tout cas, modérer TAutriche par cette menace*.

Toutd'un coup, unenouvelle inattendue lui vint, leonovembre, de France. Le Régent la lui transmit de sa propre main ; il lui laissait entendre qu'il songeait à se rapprocher de l'Espagne. Cette subite évolution renversait tous les plans de l'abbé, détruisait ses efforts et menaçait ses espérances.

Jusque-là le Régent avait approuvé sa conduite et encouragé son dessein de forcer, s'il le fallait, l'Espagne à consentir à ce qu'on aurait décidé, sans elle, à Londres avec l'Angleterre et l'Empereur-. 11 le disait très haut à Stair, au Palais-Royal, trop haut même au gré de Dubois, qui se réservait de faire cette concession aux Anglais à la dernière extrémité, en échange de celles qu'ils voudraient bien arracher à l'Empereur'^.

Et voilà qu'à la lin d'octobre 1717, le duc d'Orléans parut de nouveau se réserver. Il laissait Dubois sans ordres ; le maréchal d'Huxelles ne lui donna plus ni nouvelles, ni instructions. Ce silence inquiéta l'abbé : il crut qu'on « voulait le metlre à sec, lui faire faire des fautes », l'obliger peut-être à un silence qui paraîtrait aux Anglais une retraite, ou l'engager à des démarches qu'à Paris on désavouerait : « Aidez-moi de tout ce que vous pourrez, je vous conjure, écrivait-il à Nancré, renseignez-moi, dirigezmoi*. Cette crise ici est telle par l'importance des matières et du temps que Monseigneur devrait destiner une demi-heure tous les jours à réfléchir sur ce qu'on peut écrire et me faire envoyer régulièrement, deux fois par semaine, les réflexions qu'on aurait faites. » Pour comble de malheur, Torcy était occupé à soigner sa femne qui venait de faire une fausse couche et s'y donnait entièrement, « étant connue l'union dans laquelle vivent ces gens-là'' ». Dubois se sentait seul, abandonné.

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