Torcy, Mémoire.s Inédlls, II
3. Colonel Stanhope et Dodington à Stanhope, 18 octobre 1717 (A. ÉTR., Ang., l. 302) La dépêche se trouve à peu près in extenso dans Co.\e, Bourbons d'Espagne, II, p. 364-366. C'étaient le sens et les termes propres du récit de l'entrevue qu'Alberoni envoya au duc de Parme le 25 octobre 1717 (A. Nap., Farnesiana, 1. 59); Torcy a analysé cette lettre d'Alberoni dans ses Mémoires inédits, II, l""" 807-814. — Saint-Simon a reproduit l'analyse, Mémoires, XIV (édit. Chéruel, t. 302, p. 220-221;.
4. Stanhope et Dodington à .1. Stanhope, 25 octobre 1717 (A. ETR., Ang., f»» 209-216; Torcy, II, t 909; Saint-Simon, XIV, p. 247).
5. Stair au Régent et à Stanhope, 2 novembre 1717 (A. ÉTR., Ang., t. 302, f" 88-90). G. Stair à Slaahope [Ilnd.) ; Torcy, II, f"» 100(3-1007; Saint-Simon, XIV, p. 262.
TcME I. n
â58 SIX MOIS DE TRÊVE (JUILLET-DÉCEMBRE 1717)
tude pour le chef d'un grand royaume de découvrir ainsi les défauts, limpuissance de son gouvernement! Ce n'était pas faiblesse seulement de la part du Régent : la crainte d'être compromis le réduisait au mensonge. La veille du jour qu'il tint ce langage à l'Angleterre, il manifestait à Dubois le désir contraire de conclure avec l'Espagne contre l'Empereur ^ Sans avoir les preuves de cette duplicité, le ministère anglais la soupçonna : Georges L'^fut repris de la défiance qu'il avait conservée à l'égard du Régent, même après que Dubois l'en avait guéri; il fut plus disposé que jamais à écouter ses ministres lianovriens qui le mettaient sans relâche en garde contre le danger de sacrifier à cette amitié précaire l'appui de l'Empereur-.
Charles VI avait donné l'ordre à Pentenridter de ne point consentir à la Renonciation qu'on lui demandait au trône d'Espagne ni à l'établissement des Rourbons en Toscane^. Les Anglais et Stanhope s'étaient entendus avec le Régent pour lui imposer cette double condition. Avertis par Stair que la France s'apprêtait à les trahir, ils se montrèrent déjà moins exigeants avec la cour de Vienne. Stanhope rédigea, le 22 novembre 1717, un nouveau projet : Charles VI n'aurait plus qu'à promettre de ne pas inquiéter le duc d'Anjou en Espagne, et de procurer le Parmesan à ses fils, si l'Espagne évacuait la Sardaigne, que l'on donnait à la Savoie en échange de la Sicile. La question de la Toscane était renvoyée à une date ultérieure*.
Ce second projet était beaucoup moins avantageux pour le Régent, dont il n'assurait plus aussi catégoriquement les droits, et pour Philippe V qui perdait la perspective de la Toscane.