‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 161 sur 246 · Dubois à Robcllion (A. KTR., Antj., l. 303, l' l'JC · texte numérisé non relu

Dubois à Robcllion (A. KTR., Antj., l. 303, l' l'JC

'2. Pioiiosilions l'.-iilcs par le roi (i'Ani,'-lelerre : Sclianb à SaiiilSaplioiiti A. ÉTR., Ang., t. 303. f"" l.Y>, l'.t3: Torry, Mémoires inc'illls. Ili, p. 3; Saiiil-SiiiKUi. XIV, p. 408).

LA TRIIM.K ALLIANCK KT DIROIS VIGTORIIÏUX 269

\c soutenir contn; rEspngiic, si celle-ci n'y adliiM-ail j)as. Et le I^^gent s'exposait au grave reproche que pourraient lui adresser les Français d'avoir, dans son intérêt, maintenu les traités d'Ulreclit avec l'Angleterre et la Hollande, et, dans son intérêt aussi, pour plaire à l'Empereur, violé ceux de Rastadt et de Bade.

Les Anglais entre eux et j)articulièrement le roi d'Angleterre, Electeur de Hanovre, se réjouissaient fort d'avoir ressaisi le duc d'Orléans. Stanliope écrivit à SLair, le 2 décembre 1717 : « Si Alberoni et la Reine rejettent ce traité, mon avis est que Mgr le Hégent qui aura conclu avec l'Empereur ne devra pas perdre lin moment à lever le masque et à se déclarer ouvertement contre la Reine et contre le Cardinal pour leur 6 ter le maniement des affaires^. » Et Dubois partageait leur manière de voir quand il disait à son maître : « N'hésitez pas à parler un langage ferme à l'Espagne et à montrer au roi Philippe de quel poids vous pouvez peser sur ses Etats -. •> Tous, le conseiller du Régent et ses alliés prévoyaient que le moment approchait où, les négociations ne suffisant plus pour décider l'Espagne à s'humilier, il faudrait recourir à d'autres moyens, à la menace, à la contrainte.

L'attitude d'Alberoni,aux mois de novembre et décembre 1717, indiquait un homme que les ordres des Farnèse et les volontés de la reine d'Espagne allaient obliger à pousser jusqu'au bout l'entreprise commencée par l'invasion de la Sardaigne-^ Le gouvernement espagnol faisait acheter en Hollande des vaisseaux de guerre, des boulets et des munitions de marine. Alberoni pressait tous les préparatifs pour une nouvelle campagne, et disposait toutes choses pour embarquer les troupes, dès que la saison le permettrait. Sa correspondance avec le duc de Parme, à cette époque, ne laisse aucun doute à cet égard.

Les Anglais, de leur côté, leur Roi et surtout ses conseillers hanovriens ne négligeaient rien pour associer le Régent et l'Empereur contre l'Espagne. Ils faisaient valoir aux ministres impé-

1. Slanhope à Staii-, 8 décembre 1717 (A. ÉTR., Ang., t. 303, i" llSj.

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