‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 189 sur 246 · Dubois à Du Bourg, Ibid., ibid · texte numérisé non relu

Dubois à Du Bourg, Ibid., ibid

4. Saint-Saphorin à Robethon, 20 lévrior 1718 (.\iu;ii. IIanov.; W'ober, p. 61 . .5. Boliimar, Mémoires {Ibid., p. 244).

6. Protocole de la conférence de Vienne, 31 décembre 1717 (W'iex. st.\ats.\rcii., Weber, p. 56).

7. Saint-Saphorin à Robethon, 16 janvier 1718 (Ancn. IIa.nov.) ; Slanhope à Slair, 23 janvier 1718-17 lévrier 1718 (Mahon, llistory of England, II, p. 354-358).

le prince Eugène surLouL avaient répondu d'abord par des critiques sévères et même des reproches : « Voilà deux fois que Ton changeait à Londres le projet du Hégent. Maintenant on apportait en droiture de Paris un troisième changement. Qui pourrait se confier à un prince si changeant, et s'allier à un homme qui s'abandonnait lui-môme '. » En vain, l'Angleterre et la P'rance avaient-elles voulu prendre pour avocat le prince Eugène, qui était alors à Vienne dans tout réclal de ses victoires récentes : « Je n'ai pas perdu de vue mon héros un instant, lui faisait dire Dubois, depuis que le bonhomme Martignac, qui n'était pas un sorcier, m'a fait des })rophéties au-dessous, à la vérité, de ce que nous avons vu-. » Dubois faisait appel à la vanité du prince, Schaub à sa raison. Il lui exposait les avantages de leur projet, les satisfactions immédiates accordées à l'Empereur, la Sicile et la paix, les promesses douteuses faites à l'Espagne d'un héritage qui ne lui viendrait peut-être jamais'^. Le prince Eugène se souvenait-il de la Savoie qu'on allait sacrifier, ou bien de l'abandon où l'avaient laissé les Anglais à la fin de la guerre de Succession d'Espagne ^ ? Quels que fussent ses motifs, il fit aux propositions des médiateurs une résistance acharnée, si bien qu'ils prirent le parti, le 14 mars, de rédiger un mémoire où les conseils se mêlaient aux menaces, sorte d'ultimatum et de plaidoyer. Ils le remirent aux ministres de Charles VI, et attendirent tout un mois encore leur décision^'

Cette incertitude effraya Dubois. Mais, en aucun cas, la crainte ne le paralysait. Dès qu'il voyait un danger, il courait au-devant pour l'écarter. Aussitôt, il consulta le Régent pour savoir ce qu'il faudrait demander aux Anglais si l'Empereur refusait". Le Régent lui répondait, le 16 mars" : « Il faut prendre des mesures de

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