Dubois à Noce, 4 juin 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 318, P
6. Chavigny à Dubois, 4 juin 1718 (A. ÉTIl., Ang., t. 318, f 204); 5 juin 1718 (Ibid., t. 319, f 32), « dissimuler avec Nancré, quehiue équivoque que soit sa conduite ».
7. Duljois à Chavigny, 19 juillet 1718 ^A. ÉTR., Ang., l. 320, f" 282).
préjugés contre l'Angleterre *. Le traité avec l'Empereur leur importait au moins autant qu'à Dubois : le rapprochement du Régent et de l'Espagne devait les effrayer. Stair, pendant tout le mois de mai, « travailla fidèlement et constamment au grand ouvrage^ ». C'était un avocat convaincu, autorisé et capable de persuader, jusque par ses emportements et ses brutalités voulues, un prince irrésolu comme le Régent. Quand le duc d'Orléans lui proposa de céder la Sardaigne à l'Espagne, Stair lui répondit de manière à ne laisser aucun espoir, par un refus absolu de proposer à l'Empereur de nouveaux expédients qui l'irriteraient'^. Il refusa aussi catégoriquement d'insérer dans le traité la promesse de mettre des garnisons dans les Etats d' Italie"*. Il menaça encore une fois le Régent de la perte de ses droits au trône de France : « Ni l'Espagne, ni la nation française n'étaient disposées à les reconnaître II n'avait à compter pour les soutenir que sur les puissances étrangères. » En concluant, il déclara qu'il fallait choisir entre l'Angleterre et le parti espagnol '\ Le moyen était bon : il réussit. Ce fut une vraie victoire. Le Régent imposait à d'IIuxelles et à Nancré, « dépités de ce qui venait d'Angleterre ^ » , les idées et les leçons de l'abbé Dubois ''. Le 26 mai 1718, Nancré communiquait à Alberoni les ordres du Régent, son refus de réclamer la Sardaigne. Tous deux unirent leurs plaintes tardives et stériles sur les engagements que le Régent avait pris avec l'Angleterre, la difficulté de s'en sortir**.
\. Dubois à Noce, KJJiiilIcl 1718 (A. ÉTR., Ani,^. t. :-!-,'0, 1» 178). Dès le mois de mai Torcy, à qui Chavigny faisait espérer les Atïaires Élrangères, lui répondait : " Loin de pouvoir suivre et fortifier le nouveau système élal)li par S. A. R. et si salutaire pour elle d'ailleurs, son nom seul y deviendrait le plus grand oi)stacle. » Chavigny à Dubois, 3 mai (A. ÉTR., Ang., t. 317, f» 285).
2. Stair à Dubois, 29 mai 1718 (A. ÉTR., Ang , t. 318, f» 12'J).
3. D'Huxelles à Nancré, 15 mai 1718 (A. ÉTR., Esp , t. 270, f C>V. Bollimar dit dans ses Mémoires [^p. 252) : « Il avait reyu des ordres de Loiuhcs. S. M. axait prescrit à Stair de rejeter ces propositions et de montrer au Régent (pie ia proposition de la Sai'daigne était contraire aux intérêts de l'f^mpei'eur et aux siens propres. »
4. D'Huxelles à Xancré, 31 mai 1718 (A. ÉTR., i:sp . I. 270, f 140).
5. Stair à Slanhope, 31 mai 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 320, F 2^.
6. D lluxellcs à Xancré, 31 mai 1718 (A. ÉTR., Esp., t. 270, f» \M .
7. Nancré à dlluxelles, 23 mai 1718 (A. ÉTR.. Esp.. t. 270, f« 207). 1! écrivait à Dul)ois, le 18 mai : " Vous pourrez signer le traité. >
8. Nancré an liégcnl, 2".l mai 17IS(.\. TiTIt., Ksi). I. 270, f" 222\