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4. Dubois à Law, 28 avril 1718 (A. ÉTR., Ang.. l. 317, f" 262, remise par Chavigny.
Schaii}) en avait louche quelques mots à son passage à Paris, en février 1718'. « Law avait du crédit sur ce petit homme. » On attendit son retour de Vienne poui* le prier de s'expliquer plus clairement encore. Jusque-là, Stair parut Thomme le plus propre à donner un appui (il même du jour aux insinuations que ferait Law -.
Le secret de toutes ces manœuvres ne fut pas si bien gardé, (pi'il ne transpirât à la cour. Sans révéler aux personnages importants de la Régence létendue du plan, il n'était pourtant pas mauvais de les préparer aux changements (ju'on méditait. Aux uns, Chavigny laissait entrevoir la possibilité de la suppression des Conseils, et il faisait espérer à Torcy qu'on lui rendrait sa place de secrétaire d'Etat dont il avait gardé le titre, sinon la fonction.
Torcy, nous l'avons vu, avait approuvé, à la fin de 1717, et servi la négociation secrète de Dubois. 11 recevait fréquemment Chavigny à dîner, en grand honneur, lai marquait en toute occasion son intérêt et son estime pour l'abbé. Sans se livrer sur le fond de l'affaire, Chavigny, qui n'était point un sot et connaissait le terrain, entr'ouvrait à l'ancien ministre quelques espérances ^.
11 avertissait d'ailleurs Dubois que Torcy avait déjà « trop d'accès pour entrer dans les affaires et prenait trop de crédit*». On ne devait l'employer qu'avec prudence, si l'on « ne voulait tirer pour lui les marrons du feu ».
Chez d'autres, Chavigny avivait le mépris ou les rancunes qu'ils avaient contre d'Huxelles pour habituer, par leurs i)ropos, le public à sa chute et la précipiter par leurs critiques.
« Quand vous passerez dans le quartier du duc de Saint- Simon, avait écrit Dubois à cet agent, je vous prie de lui faire