‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 238 sur 246 · Saint-Simon, XVI, p. 56; Barbier, I, p · texte numérisé non relu

Saint-Simon, XVI, p. 56; Barbier, I, p

5. Le texte de l'arrêt qui justifie l'opinion de Barbier ei^l dans Isambert (XXI, p. 159-163). Il est très fort en effet. - <■ Édit portant que le dur du Maine et le comte de Toulouse n'auront rang en Parlement (jue du jour de l'érection de

376 DUBOIS, SECUETAIliE DETAT DES AFFAIRES ÉTHANGÈRES

Le combat était terminé. Les vaincus, «assommés», déconcertés par l'imprévu de l'attaque ne songèrent qu'un peu plus tard à la résistance. Le Parlement voulut s'assembler le lendemain pour la préparer. D'Argenson veillait : le dimanche, dans la nuit, il fit enlever en un tour de main un président et trois conseillers et les mit aux îles d'Hyères et d'Oléron, dans les prisons d'État. « Dans les affaires d'Etat, disait en concluant Barbier, ceux qui ont la force en main doivent coup sur coup faire des actions })ubliques et violentes. Cela anime les braves, mais cela intimide la plupart '. » Les bourgeois de Paris n'osèrent se joindre au r*arlemcnt; personne «ne voulut attacher le grelot- >k Le duc et la duchesse du Maine furent contraints de chercher des vengeurs dans les provinces et à l'étranger 3.

C'était la seconde fois que le duc d'Orléans avait raison d'eux par la force. En était-il plus fort, lui-même?

Pour leur l'olirer la part de succession que leur avail laissée Louis XIV, il avait abandonné au Parlement l'autorité et l'administration du feu Roi, le plus clair de la sienne ; s'en étant aperçu, il voulut, en 1718, reprendre ce qu'il avait perdu, ot, du môme coup, enlever au duc du Maine le peu qui lui restait encore. Il eut ainsi le tout, mais du coup, il perdit l'opinion publique et l'affection des Français.

Qu'était-ce en somme que cette autorité et cet héritage, disputés avec tant d'ardeur, un pouvoir de cinq années limité à la minorité de Louis XV, peut-être moins si le jeune Roi mourait, un bien éphémère, que seules la sympathie ou la reconnaissance de la France auraient pu garantir efficaceuKuit, à la majorilé ou à la mort du Roi ^

Le lit de justice du 26 août enlevait l'apiuii de r()|)ini(»ii publique au duc d'Orléans, tandis qu'il croyait enlev(;rà ses ennemis

leurs pjiiries. » » liilit 4111 dt-liMid au duc de Rourboii la .surinleudaui-e et l'éducation du Roi. à le.xchision du duc du Maine (XXI, p. 166).

1. Hai-bier, .hntnml, \, p 12 à 14; Mémoires de la Régence (édil. 174U, III. p. 125).

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