SIGNATURE DU TRAITÉ FRANCO-ANGLAIS
davantage, je vous supplie de me permcUre de retourner à Paris pour avoir soin de ma santé ^ »
Avec Noce, Dubois s'expliquait plus clairement encore : « Je vous supplie de faire honle à S. A. R. des panneaux dans lesquels on lui fait donner. On m'envoie des ordres qui dérangent tout mon système, et qui me font enrager. Et S. A. R. a la facilité de souscrire à tout cela. Il faut tenir de bonne humeur ceux que l'on emploie et ne pas donner la main à ceux qui veulent les chagriner et les embarrasser. Dorénavant je tiendrai pour un miracle au-dessus de ceux de saint Antoine de Padoue, quand une affaire étrangère réussira ^. »
Quand un procès est sur le point d'être gagné ou perdu, il est bon d'employer des avocats qui aient la confiance du tribunal. Dubois n'en négligea pas un. Parmi ceux qu'il choisit, il est assez singulier de voir figurer lun des hommes qui ont le plus durement blâmé sa politique, le duc de Saint-Simon. « Pour contribuer à ce que vous regardez avec raison comme un avantage essentiel, je vous supplie d'exhorter ce prince, que Dieu semble destiner à de grandes choses, à être ferme dans ses opinions et sa confiance. » Il savait les faiblesses de cet ami du Régent, comme les ambitions de Noailles et de Canillac, et lui laissait espérer, en même temps qu'un rôle au Conseil de Régence, une relation de la négociation qui pourrait un jour y être lue ^.
Ces exhortations pressantes au duc d'Orléans, à ses amis, firent leur effet, et une fois encore la diplomatie secrète eut
1. Dubois au Régent, 26 octobre 1710 (A. ÉTH., Hollande, t. 310, F 131-138; Sevelinges, I, p. 223j.