‹ La diplomatie VénitienneChapitre 117 sur 246 · FIN DE LA RELJZIONE · texte numérisé non relu

FIN DE LA RELJZIONE

commente les moyens dont usera le lloi de France pour y parer avec des raisonnements plus dignes de notre honneur que justifiés par les faits qui advinrent. Si, un an plus tard , il fût revenu de France à Venise une seconde fois, et qu'il eût dû prononcer aussi une relation nouvelle pour l'enseignement de l'assemblée de patriciens qui l'aurait écouté, il aurait dit sans doute avec de grandes ironies comment le Roi, plus fol que sage, pour faire une face plus commode à sa vive passion de l'entreprise d'Italie et à son rêve de couronne byzantine, avait « livré son or à l'Angleterre et sa frontière à l'Espagne » , certain alors — mais à quel prix ! — de pouvoir passer les monts , l'esprit tranquille et le cœur plein d'espoir, à la recherche de son prétendu royaume de Naples, et avec l'espérance de retrouver sa ville impériale de Byzance.

De l'extérieur revenant à l'intérieur, messer Zaccaria Contarini s'engage dans le tableau des divisions et des partis qui sont à la cour; mais comme si la chose fût à point pour ne nous inspirer que le sentiment de curiosité sans le devoir satisfaire, le manuscrit, après ces seules paroles :

« La cour, pour le moment, est divisée en trois partis, et entre eux souvent les plus grandes inimitiés et les plus profondes haines »

s'arrête tout à coup et laisse ainsi en suspens l'intéressant langage des notables envoyés des Vénitiens auprès du Roi Très-Chrétien.

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