DE FRANÇOIS I*^"" ET DE HENRI II
APPARTIENNENT A LA Raccolta Albèri.
1542. Matteo Dandolo.
15V7. Matteo Dandolo.
1550. Lorenzo Contarini.
1558. Giacoino Soranzo.
15<35. Marin Giustinian.
1537. Francesco Giustinian.
1546. Marin Cavalli.
1554. Giovanni Capello.
Pour compléter ce petit catalogue des relations inédites en France, c'est-à-dire de celles qui sont demeurées inconnues à M. Tommaseo, il faut ajouter les relazioni dont j'ai reproduit les fragments d'après mes recherches dans les Diarii Sanutiani :
1498. rietro Stella. 1 1515. Marco Dandolo.
1501. Domenico Trevisan. 1532. Zuam Antonio Venier.
d'une prestance de corps fort convenable, plutôt grand que petit, ni ffras ni rnaijjre, mais si bien bâti, qu'on le croirait tout fait de muscles; infatijjabh; aux exercices de la chasse et des armes, dans lesquels il se conduit très-bien, et peut-être mienx qu'aucun cavalier de France, je l'ai vu nombre de fois jouter lonfjuement et excellemment, et faire de son corps, avec autant d'adresse que de courajje, tout ce qu'il est possible de faire aux jeux d'épée et de paume. Cependant il est d'une nature plutôt sombre et taciturne qu'autrement. Il rit ou fait signe de rire bien rarement, au point que nombre de ceux qui sont à la cour assurent ne l'avoir jamais vu rire une seule fois. Ses
cheveux sont noirs, et il a le teint pâle et presque livide
Ce Dauphin dépense son revenu avec autant de régularité que de splendeur; il pave ses gens en temps voulu, il les tient fort bien et nombreux, tant pour le service ordinaire de sa maison que pour la garde de sa personne... '. »
IMarino Gavalli, que j'ai si grandement vanté parmi les hommes d'Etat vénitiens qui connurent François l" , vit le Dauphin quatre ans plus tard; il lui consacre une lonjrue l)a{j,e. Il parle de ce prince un peu en pbilosoj)he, en ohservateur moraliste, et avec le beau mode de diction qui lui était propre et qui le distingue à un si haut point parmi tous les diplomates de son temps. Venant de passer en revue toute la lignée des enfants du Roi , et parmi eux les deux princes morts dans le plus bel âge de la vie :
« Ainsi, dit-il, la fortune qui devait tomber en partage aux autres frères scMiible toute réunie sur celui qui est maintenant le Dauphin, dont les qualités promettent à la France le plus digne roi qu'elle ait eu depuis deux cents ans. Cet espoir est encore un très-grand soulagement pour ce peuple, qui se console des malheurs présents par la pensée des biens à venir. Ce prince a vingt -huit ans; il est d'une constitution très- robuste, d'une humeur tant soit peu mélancolique; il est fort adroit aux exercices des armes; il n'est pas beau diseur dans ses reparties, mais
1 Ses revenus étaient ceux du Daupliiné et de la Bretagne : cette seule province lui valait 520,000 franc».