‹ La diplomatie VénitienneChapitre 179 sur 246 · ÉCOLE DE CATHERINE DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

ÉCOLE DE CATHERINE DE MÉDICIS

attachait aux lettres et le cas qu'elle en faisait. Aussi ne faut-il point s'étonner si, avec ce (joùt, après de telles études, par les impressions des belles lectures, elle put paraître tout à coup ce qu'elle parut. Si habile, si persuasive, si éloquente, efit-elle atteint à des (jualités supérieures, eût-elle rempli, comme ell€ le fit, les conditions les plus difficiles de la j)olitique (je mets ses fautes à part, car elle en commit, et des plus grandes), si elle n'eut eu pour elle que des instincts, et si elle eût dû gouverner sans avoir fait l'école dont nous avons parlé"? Non assurément. Le feu longtemps contenu trouvant à s'étendre, son ardeur devient d'autant plus vive : rapidement sa flamme se produit, s'élève et rayonne. Il en fut ainsi de Catherine de Médicis, jusqu'au jour où la mort accidentelle du Roi et le peu de capacité du Dauphin son successeur lui permirent d'être Reine et d'avoir un accès plus ou moins dissimulé d'abord, entièrement avoué ensuite, au gouvernement de la France. Ce fut le 30 juin 1559 que Catherine devint veuve; elle avait alors quarante ans accomplis.

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