‹ La diplomatie VénitienneChapitre 180 sur 246 · CHAPITRE HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIEME

Catherine de Médicis Reine mère. — Attitude spontanée qu'elle prend dans le {{ouvernement. — Soumission du Roi son fils. — Le deuil de la Reine mère. — Lugubre étiquette racontée par l'ambassadeur vénitien.

— L'audience. — Catherine au maniement des affaires. — Sort de la Duchesse de Valentinoîs et du Connétable. — Le Conseil. — Catherine et le Cardinal de Lorraine;. — Elle {'ouverne les résolutions. — '■ Décret du Roi à ré{;ard du lioit plaisir de la Reine sa mère. — La Cour à Amboise. — Premières imjîressions des troubles. — Catherine de Médicis d'après les dépèches des ambassadeui'S. — Meilleur diplomate que freine.

— Son rôle actif dans le fait de l'arrestation du Prisce J)E Cosdé. — Récit de cette arrestation par les deux ambassadeurs Michieli et Surian , (dépêche du i'^'" novembre 1560). — L'état de la religion signalé par l'ambassadeur. — L'amiral Coligny lève \t' drapeau de sa reli{;ion par l'acte du 30 août, dans l'assemblée des Piinces, à Fontainebleau. — Kouvelle que l'ambassadeur en donne. — Les Guise et Catherine pendant la maladie du Roi. — Situation personnelle de Catherine un mois après la mort du Roi, ^- Lettre tle Catherine Reirte Régente à sa tille la Reine d'Espagne. — Portrait moral de la Reine mère en 1560.

Catherine de Médicis, qui désormais, sons le nom de Reine mère, effacera par l'originalité politique de son caractère et de son talent toutes les Reines épouses des Rois ses fils, acquit dès le lendemain de la mort du Roi son mari, par la force et le jeu des circonstances, au premier rang desquelles il faut mettre l'inexpérience et l'inaptitude de François II , une autorité réelle et une puissance effective.

Enclin à la mélancolie, de nature maladive, d'humeur peu française, tout obéissant et tout craintif devant Catherine, François II alla, le jour même des obsèques royales, trouver la Reine mère et lui offrir la note des infVestitures, l'assurant que l'autorité serait dans ses mains, et qu'elle commanderait au royaume. Trop habile pour en faire bruit au lendemain même d'un jour qui apportait un tel changement dans ses destins, avant garde de compromettre, par des procédés intempestifs, le rôle dont elle

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