‹ La diplomatie VénitienneChapitre 198 sur 246 · LES NOCES DU PRINCE DE NAVARRE · texte numérisé non relu

LES NOCES DU PRINCE DE NAVARRE

légende : Constricta hoc discordia vinclo ', et au revers V Agneau pascal a\ec ces autres mots : Vobis anniincio pacew, ces noces si j)ompeuses, occasions de tant d'élégances, allaient être le si^jnal, l'occasion et le moyen du plus jjrand attentat. A les voir préparées, lestoyées, ce n'étaient que merveilles (l'ambassadeur le raconte); il y avait un si grand luxe et de telles richesses, qu'on ne pouvait croire aux détresses du royaume '^ . Y avait-il eu des guerres civiles récentes? On ne l'aurait su dire. L'ambassadeur est ébloui par la quantité des joyaux, chez les hommes, à leurs toques et à leurs habits, chez les femmes, à leurs carcans, ces précieux ornements de tête, et à toutes les bordures des robes :

u La toque, le poignard et le vêtement du Roi représentaient de 500 à 600,000 êcus. M. d'Anjou (Henri), entre autres seuls joyaux à sa toque, avait 32 perles de 12 carats, fameuses perles achetées pour l'occasion à Gonella, au prix de 23,000 êcus d'or au soleil. Plus de cent vingt dames brillaient de l'éclat des étoffes les i^lus somptueuses, le brocart, le velours d'or, et le velours mi-parti brocardé et pointé d'argent'. "

Du lundi au vendredi eurent lieu les fêtes et les mascarades. Restaient encore les tournois. Je ne me sers que du récit de l'ambassadeur.

C'était le vendredi : sur l'heure du diner, l'Amiral,

' u La Discorde eniliiiiiiée par ce lien « . Voyez ces curieuses médailles au Cabinet des médailles, à la Bibliothèque impériale.

■2 Ce royaume si désolé par les guerres civiles, que ]\Ieraviglia , le secrétaire de l'ambassadeur- Lippomano, voyageant en France en 1577, à la vue de tant de monuments renversés, de tant de belles et admirables églises détruites, particulièrement dans les villes de l'Orléanais, écrivait : « C'est chose de grande Coim)assion et de vive épout-ante. On dirait que la guerre se fût faite entre Dieu et les anges, et plutôt avec les murs dédiés à son culte qu'avec les hommes, n Via//(/io di Francia , descritto dal Meraglia, sccretario dcll' aiidjasiiatijr di Ycnezia, 1577. Archive Donà délie Rose. Venise.

"^ Giovanni .Michieli, Belazione délia Corte di Francia, 1572.

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venant de quitter le Louvre, {jagnait sa demeure. Marchant assez lentement, il lisait une lettre. La scène est saisissante : rappelez-vous le vieux Paris. D'une fenêtre un coup d'arquebuse part, diri[jé contre l'Amiral; on avait visé à la poitrine, on n'attei^juit qu'aux deux bras. L'Amiral ne devait pas mourir encore. D'où était parti le coup? D'une fenêtre du logis de madame de Guise mère. Était-ce le résultat de la vengeance jurée au lendemain de la mort de François de Guise? Le coup partit de cette maison sans nul doute : tout exprès on avait déserté cet hôte! ; madame de Guise s'était retirée ou au Louvre ou dans une autre de ses maisons.

Le Roi reçut la nouvelle au jeu de paume, où il était avec M. de Guise : on assure qu'il pâlit et qu'il demeura comme évanoui. Sa Majesté gagna ses appartements. Tout le parti de la religion , à la nouvelle soudaine de la blessure de l'Amiral, courut à sa demeure, La blessure était-elle mortelle? On l'ignorait. A coup sur ils ne se firent faute de dire bien haut que c'était là un bras qui coûterait plus de quarante mille autres bras '. Au dîner du Roi, il y eut plus que des murmures; on demanda justice ; ne l'obtenant pas, on se la rendrait. Il tint h peu que le parti dont les colères croissaient ne se rendit en armes au Louvre, au logis du Roi, pour tuer M. de Guise dans les chambres royales : Briquemau't, l'un des leurs, dissuada les plus violents.

La chose étrange, peu croyable, vraie cependant, fut la visite que firent, le soir même, le Roi, la Reine et Monsieur à la victime. Jamais la force de la dissimulation , en aucun crime, dans les annales humaines, n'a été portée à cette hauteur! Le Roi lui offrit, au Louvre, les chambres de la Duchesse de Lorraine. Goligny refusa, disant aux siens,

' « INon lasciavano perô tli gridare e di bravare che quel hraccio dell' amirafjlio costeria più di quaranta altri inila bracci. " Giovanni Michieli.

CATHERINE DE :\IÊDICIS ET LA S'-BARTIIÉLEMV. 519

après le départ de la Reine, « Ce serait un fou, cpii se laisserait ainsi conduire entre quatre murailles. » Gomme si, ajoute l'ambassadeur avec assez de bon sens, étant dans la ville même, ce n'était pas être entre quatre murs et au pouvoir du Roi, ainsi qu'ensuite on en eut bien la preuve.

« Le samedi, les premiers appareils de la blessure de rx\^miial étant levés, vrai ou faux, le bruit courut que la blessure nonseulement n'était pas mortelle, mais que même le bras n'était pas perdu. Les bugucnots bravaient d'autant plus. Ils espéraient un assaut contre ^L de Guise et contre ceux qui le servaient. Mais la chose fut Aite finie; car la nuit du samedi au dimanche, fête de saint Barthélémy, tout à l'aube, — in svl far dcU' alba — de par l'ordre du Roi, fut exécuté le massacre, comme disent les Français, la tueiùe, V uccisione — avec toutes les ressources extrêmes de la ra(»e et de la fureur, le Roi ayant ordonné au peuple le meurtre et le pillag^e —

)) On sut jusqu'où, dans les esprits, pouvait conduire la passion religieuse : n'était-ce pas horrible et barbare de voir, par toutes les rues, qu'on imaginait des cruautés, de sang-froid, contre des hommes d'une même nation, non-seulement qui ne s'étaient pas offensés mutuellement , mais qui se connaissaient pour la plupart ou comme voisins ou comme parents. On n'avait d'égard ni de miséricorde pour aucun, fùt-il même, les genoux sur terre, suppliant, demandant grâce en toute humilité. Il suffisait que l'un fût hostile à l'autre ou par intérêt ou par suite de procès, ainsi que cela est arrivé pour beaucoup de catholiques, et qu'il s'écriât : « Celui-là est huguenot », qu'aussitôt il était assassiné. Si même quelqu'un, pour dernier refuge, se jetait dans la rivière, essayant de la nage pour se sauver, — et beaucoup le faisaient, — des bateaux étaient aussitôt lancés, rejoignaient ces malheureux et les noyaient. Le sac et le butin fiucnt des plus grands; pour deux millions d'or environ : beaucoup de huguenots, et des plus riches, étaient en effet venus à la cour depuis le dernier édit de pacification, l^our le nombre des morts, ceux qui portent le chiffre au plus disent quatre mille, ceux qui le portent au moins disent deux mille' »

* Giovanni Micliieli , Jîelazionc délia Corie di Francia , 1572.

Ce qu'il importe ici , c'est de faire connaître l'opinion de l'ambassadeur vénitien non sur la trame mais sur l'ouvrier de la trame de cet acte d'opprobre, qui ponr les fleurs de lis de France, fut d'une aussi pesante honte que le sera éternellement pour le peuple de la même France l'atroce exécutiou de Marie-Antoinette. Je crois d'autant phis volontiers au dire de cet ambassadeur, qu'en instruisant le crime, il ne charge pas le criminel : il est du parti catholique assurément, mais son récit est dijjne; ce n'est pas un homme de parti qui parle, c'est un homme qui a vu et (pii a su, et en le rapportant, il accomplit un devoir pour l'enseignement du noble et ma^jnifique Sénat auquel il s'adresse. Pour lui donc, pour lui, ambassadeur vénitien, partisan de la Heine, familier du Louvre, Catherine, Catherine seule a ourdi cette immense vengeance, le suevendette, selon son expression. Toutes les considérations de cet ambassadeur ff)rment une page nouvelle sur ce fait si connu, mais si diversement apprécié. Au lendemain même de cette criminelle journée, l'ambassadeur dit qu'il est de son devoir d'exposer ce qu'il a appris à cet é(;ard de personnages des plus élevés qui ont accès aux secrets et aux mystères du trône :

« Que Votre Sérénité sache que toute cette action, du commencement à la fin, a été l'œuvre de la Reine, œuvre combinée, tramée et dirigée par elle, avec la seule participation de ilouseigueur d'Anjou son fils. Il y a déjà longtenq:)s que la Reine avait conçu ce projet, ainsi qu'elle-même, le rap[)elant présentement à Mousei^ueur Salviati ', son parent, nonce actuel

^ Le Père Theiner, dans sa continuation des Atinales ecclésiastiques , a publié, d'après les originaux de l'archive secrète du Vatican, dont il est le Tahularius , plusieurs déjièches du Nonce Salviati; mais il est manifeste . que sur c(!t article il a fait preuve d'une trop grande réserve. Les appendices auraient dû être beaucoup plus complets; néanmoins, il importe de les consulter. Le Nonce affirme; rpie >! Varcliilnirjiata eut réussi contre l'Amiral, la Reine ujère ne se serait pas décidée au massacre de la ■Saint-JJartlielemy ;

LA REINE iMÈRE A TOUT TRAMÉ. 551

à la cour, le prenait à témoin de ce que, secrètement, elle Tavait chargé de confier au Pape défunt, c'est-à-dire que le plus tôt possible Sa Sainteté verrait les vengeances qu'EUe et le Roi exerceraient contre ceux de la religion. Ce n'était point, à son dire, pour une autre cause qu'elle avait désiré avec tant d'ardeur le mariage de sa fille avec JNavarre, se souciant peu du mariage de Portugal * non plus que des autres grands partis qui lui étaient offerts, car elle voulait faire les noces à Paris, avec l'intervention de l'Amiral et des autres chefs; elle avait bien réfléchi et compris qu'il n'y avait pas de moyen plus sur pour les attirer. On raconte même que pendant qu'on traitait de ce mariage, ceux qui le négociaient priaient la Reine de ne pas être si désireuse de la conclusion, accordant, comme elle le faisait trop libéralement, tout ce que Navarre lui demandait, parce qu'ils arriveraient à contraindre le Navarre et son parti aux conditions qu'elle voudrait. iMais la Reine répondait qu'il lui importait peu qu'// y eiït plus ou moins, pourvu que l'on tînt ferme sur le point de faire les noces à Paris. Pour en être plus sûre, elle fit en sorte que sa fille elle-même dît plusieurs fois et formellement au Roi et à ses frères, de ne pas permettre qu'elle fût traitée avec nioins d'honneur que les autres sœurs filles du Roi, qu'il fallait que les noces se fissent donc à Paris, que, ne devant pas s'y faire, elle ne consentirait pas au mariage. Ce point obtenu sans contradiction , il restait à la Reine de songer au reste et de l'ordonner : ce qu'elle fit.

») On a imputé le coup d'arquebuse aux ordres de ^I. de Guise; il n'y a été pour rien.

H Uarcliihusata a été concertée par M. d'Anjou et la Reine : et j'ai su avec beaucoup de mvstère (et il est bon que ce secret soit tenu ici avec beaucoup de rigueur) que, ne se fiant à aucun Français, ils l'ont fait tirer par un capitaine Florentin, créature de la Reine et intime favori de M. d'Anjou, connu de chacun des Vénitiens qui sont allés en France, nommé Pierre- Paul

il est (l'avis que le rui Charles ne fut pas mis dans le secret pour l'attentat contre Goiijjuy.

' h' Histoire des jcsitites par .M. Crétineau- Joly, citée plus haut, donne de lonj|s détails sur le maiiaye de Portugal négocié par les jésuites pour Marguerite. Cette (piestion , peu étudiée dans nos histoires, est fort bien traitée dans ce remarquable livre.

Tosinghi, homme assez estimé, du reste, dans le métier de la guerre. Ce Tosin(fhi, quelques jours après, s'en est vanté à un ami : mais on a répandu le bruit que c'était un Français du nom de Maurevel, de la même profession que Tosingbi, et qui, paraît-il, a tué d'un coup d'arquebuse un fameux capitaine des huguenots, .M. de ^luy.

» Le soir du vendredi, voulant presser la chose, la Reine et d'Anjou se retirèrent dans le cabinet du Roi. La Reine révéla le coup au Roi; elle lui démontra l'occasion brillante et le moyen facile et sûr d'accomplir tant de vengeances contre les rebelles, les avant tous réunis et enfermés comme dans une cage, dans les murs de Paris. Il effocerait ainsi l'infamie d'avoir dû traiter avec eux, ce qu'il avait reconnu avoir été obtenu par violence ou par peur; il n'était donc tenu à observer aucun traité. Elle lui fit voir tout l'artifice des conseils de l'Amiral, conseils séditieux que ceux d'amener Sa Majesté à une guerre sans autre but que de précipiter à la ruine de tout le rovaume, appauvri jiour tant d'années, anéanti par l'énorme dette de la

couronne ^lais il y avait quelque chose de plus grave! Si on ne

tuait lAmiral, ne fiuidrait-il pas subir de nouvelles guerres civiles, par suite de la vengeance que lui et les siens avaient lésolu d'obtenir de toutes manières? — En somme, il était nécessaire de prévenir pour ne pas être prévenus

» Le Roi, gagné et persuadé par la Reine et son frère, fit appeler le prévôt des marchands de Paris, nommé ^Lircel , personnage d'exécution et tout à fait dévoué au Louvre. On lui demanda, s'il advenait que le Roi eût besoin des hommes de Paris, sur quel nombre il pourrait coinpter. ^Marcel ré])ondit que cela dépendrait du temps plus ou moins long qui lui serait demandé.

(( Dans un mois? lui répondit-on.

— Plus de cent mille, dit-il, et autant, d'ailleurs, qu'en voudrait le Roi.

— lu si on les demandait dans une semaine? ajouta la Reine.

— La quantité serait dans la proportion des cent mille dans un mois, lépondit le prévôt.

— Et si ce devait être dans un jour?

— Vingt mille et plus. »

» On lui fît prêter le plus strict serment sur le silence et sur le secret qu'il devait tenir : il lui fut commandé de donner

L'ASSASSINAT DE L' A:\1IRAL. 553

l'ordre aux chefs des quartiers que la même nuit, sons le même serment, ils s'arran{j;eassent de manière, chacun dans sa demeure, à être prêts, armes et himière en main. Ce fut exécuté avec une telle précaution et un tel secret, que l'un ne savait pas ce que fiiisait l'autre; aucun ne pouvant arriver à savoir de quoi il était question, chacun apportait une attention d'autant plus grande à l'événement. Marcel une fois congédié, on appela jM. de Guise; on le chargea, avec son oncle M. d'Aumale et avec le chevalier, frèi'e naturel du Roi, d'aller faire tuer l'aniiral Coligny, son gendre et tous ceux des siens; la même chose fut confiée au maréchal de Tavannes et au duc de Nevers à l'endroit de M. de la Rochefoucauld (personne bien chère au Roi cepenilant).

« Votre Sérénité peut penser avec quel jilaisir ^I. de Guise reçut cette commission, et avec quelle ardeur il l'exécuta. Je laisse les détails que j'ai consignés dans mes lettres, comment on trouva l'Amiral; comment, après l'avoir couvert de blessures, le tenant pour mort, on le jeta par les fenêtres pour le faire voir à 31. de Guise et aux autres, qui le demandaient du fond du corlile où ils se tenaient*. Le premier qui le blessa fut un Allemand, page au sei'vice de l'ancien 31. de Guise; c'est à lui que l'Amiral, le voyant se jeter sur lui, dit ces seules paroles : « Jeune soldat, aie respect à la vieillesse''. »

Tel est le récit de l'amliassadeur. J'ai né^li{^é d'autres

1 M. Edouard Fournier, dans un livre devenu déjà rare, Paris démoli, est entré dans d'intéressants détails sur l'iiôtel qu'habitait l'amiral. Voyez le chapitre consacré au Lofjisde l'atuiral Colitjiiy, p. 60. Ou a cru longtemps que l'hôtel était situé rue de Béthity. ^l. Edouard Fournier démontre qu'il devait être dans la rue des Fossé.'! Saiiil-Gcrmain l'Auxerrois, et (ju'il était l'hôtel de Poiithieu, appartenant alors à la famille de messire Antoine Du Bourg, chancelier de France. Puiis démoli (2*^ édition. Paris, chez Auguste Aubry, 1855).

2 Giovanni Michieli, Relazione délia Coite di Frauda, 1572.

Voyez encore les dépèches du Aonce, Annales ecclesiastici , p. 331. Le Nonce cite aussi ce Tosinghi comme se vantant d'avoir tiré le coup d'arquebuse, mais il n'affirme rien. Pour le INonce, le complot de l'attentat contre l'Amiral fut indubitablement concerté entre la Reine mère, son fils d'Anjou, madame de INemours, duchesse de Guise et son fils M. de Guise. Vovez ses dépèches, 2 septembre, 22 septembre (1™ lettre), et même date (2« lettre).

détails, trop connus d'ailleurs. L'impression qui reste, c'est que tout fut de la main de Catherine et de celle de cet eufaut préféré Henri d'Anjou, celui que, selon son rêve dès longtemps caressé , elle vit deux ans plus tard sur le trône de France après avoir déjà occupé un autre trône, celui de Pologne.

Quelles furent les conséquences politiques de la Saint- Bartliélemv? Ce qu'elles devaient être. Momentanément elles affaiblirent l'ensemble du parti, mais ne le tuèrent pas. Montauban , la Rochelle, Sancerre, furent encore des places sures pour les débris du parti : il dut en coûter à Catherine de penser qu'un si [jrand meurtre n'avait pas tué resj)rit ennemi. Cependant le parti manquait de son chef : chef si redouta])le pour elle. L'année 1573 vit une nouvelle [juerre civile, qui fut terminée par une quatrième paix. Quel chemin avait-on fait, mal^jré le massacre? Mais il y avait un résultat pour Catherine, toujours si personnelle : elle tenait encore la puissance , elle était encore la Reine mère. A ce point de vue, c'était un triomphe. Sur son esprit, sur son talent, sur sa facile humeur, le jour de la Saint-Barthélémy, le lendemain et les jours «pii suivirent, ne laissèrent nulle trace de désordres ni de regrets. Elle fit frapper ou plutôt un fanatisme servile fit frapper des médailles à la mémoire de cette action, que l'histoire ne pourra cependant jamais juger trop sévèrement : sur l'une d'elles on lit ces mots bien étranges en une telle occasion ; Pietas excitavit jiistitiani, ils sont surmontés des fleurs de lis, de la couronne de France et autres attributs solennels ' .

' Voyez le Cabinet des médailles, BiLliotliècjue impériale. Çii^tre médailles rappellent le massacre : l'une a été frappée à Rome ÇUrjonottotiim straffex , en léfjende; 1572. Gre{;or. XII. Pont. Max.), les trois autres ont sans doute été frappées à Paris. Au revers de la première : Pietas excitavit justitiuin. La légende de la seconde : Virtiis iii rebelles. Au revers de la troisième : Ae J'errum temnat simiil ignibus obsto.

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