MATIÈRES D'UNE RELATION SUR L'EMPIRE TURC
lation, sa maison, tels sont Ifts détails que le savant numismate, M. Lazari, a réunis et feoupés fort heureusement, de manière à mettre le lecteur^au fait de ce monde orientât, toujours exceptionnel et bizarre; que vous le cherchiez soit dans ses coutumes politiques, soit dans ses coutumes sociales.
La variété est le caractère distinctif des relaziom sur la cour ottomane; ce n'est plus ce procédé ré^uHer, ce moule invariable dans lequel sont faites les relazioni snv les autres pays. Le« usages y ont une grande part; la description des contrées, le tableau de quelques villes, du Caire, d'Alep entre autres, souvent de Gonstantinople, donnent un mouvement au récit qui repose en quelque sorte d'une trop fréquente uniformité. L'un décrit les palais du Grand Seigneur, l'autre parle de ce qu'il a appris sur la qualité de ses favorites; ailleurs ce sont des considérations sur le commerce des Francs, ici toutes les ressources de l'Orient, là et partout des portraits non-seulement des Sultans, mais des grands vizirs, des pachas et des beys, avec la faveur desquels il était nécessaire de compter. Je ne puis ni ne veux m'étendre sur les textes consacrés à ce monde oriental dans la mesure que j'ai donnée aux récits particuliers à la cour de Rome : l'intérêt d'ailleurs est j)lus restreint et l'étude est plus spéciale. Mais il me semble que j'aurai satisfait au devoir de ma mission d'éclaireur en signalant, par la citation de quelques sommaires d'abord et par la traduction de quelques portraits ensuite, le caractère véritable des relozioni sur l'empire du Croissant; une telle énumération étant bien faite pour donner une juste idée de la moisson d'enseignements dont pourra s'enrichir un curieux sur ces lointains pays. Je prends, entre toutes, deux de ces relations; l'une au temps de la pleine puissance de Soliman , l'autre au lendemain de la bataille de
Lépante, alors que les rapports diplomatiques allaient se renouer entre Venise et Sélini II.
Relation de Bernard Navaçero.
Etendue et limites de l'empire.
Revenus et dépenses.
Administration et forces.
Des sérails et des paLiis du Grand
Seigneur.
Des janissaires.
Une armée turque en campagne.
Des forces navales.
Qualités phvsifjues et morales de
Soliman.
Ses femmes favorites.
Ses fils.
Du fils Mustafa particulièrement.
La Sultane et son rôle. De l'esprit de Soliman à l'égard des
princes.
Des jjachas -vizirs, et particulièrement de Rustan.
Des audiences du Sultan et du grand
vizir.
Nouveaux détails sur Rustan.
Du commerce des Francs à Gonstan-
tinople.
Des drogmans.
Relation de Costanzino Garzoni.
Motifs de l'ambassade.
Description du vovage.
Difficultés survenues pour l'audience
de réception.
Récit de l'audience solennelle.
Le corsaire Michiali.
Le carême. — La Pàque des Turcs.
Difficultés pour la conclusion de la
])aix.
Description de Gonstantinople.
Le sérail.
Usages et coutumes.
Le sultan Sélim.
D'Aclimet-Pacha, son favori.
Du grand vizir !Mehemet.
De Piali-Pacha.
De Tal- Pacha.
De Mustafa-Paclia.
Armées de terre. — Armées de mer.
Recettes et dépenses.
Description générale de l'empire.
Audience publique du Sultan et du
grand vizir.
Gonsidéralionsgénéralessur les forces
et la stabilité de l'empire.
Si nous avons vu les portraits des Pontifes traites de main de maitre par un Matteo Dandolo, un Capello ou un Navagero , nous en trouverons d'une qualité semblable pour les Sultans d'après un Andréa Gritti, un Alvise Mocenigo ou un Giovanni Moro. Les figures * si caractéristiques,
* Il faut beaucoup regrettei- l'absence des dépêches et des rapports sur Mahomet II, ce grand {^lerrier de l'Orient qui fit l'étonnement de son siècle. Ge fut lui qui demanda à la République de Venise de lui choisir nn peintre habile pour faire son portrait. La République lui envoya Gentile Bellini , le peintre le plus célèbre à cette époque. Une anecdote horrible se