AD
30 août : Accélération du pouls à 85. L'accident P tombe au milieu du complexe ventriculaire entre Q et T.
1% septembre : Bradycardie relative à 65. Apparition d’une dissociation auriculo-ventriculaire complète, à rythme ventriculaire à 66, à rythme auriculaire à 110.
2 septembre : Le pouls redevient arythmique par captures ventriculaires (GERAUDEL).
8 septembre : Bradycardie à 25-30. Bloc complet du type 4-1. Persistance de la fièvre, des douleurs et de l’inefficacité du traitement salicylé.
11 septembre : Accidents syncopaux, lipothymies. Pauses ventriculaires de 4 à 5 secondes s’accompagnant d’une dissociation complète.
Du 12 au 28 septembre : Alternance de blocs partiels et complets avec systoles en écho.
A partir du 28 septembre, le traitement salicylé précédemment interrompu est repris et on constate l’amélioration des troubles fonctionnels.
A l'ECG : Disparition du bloc, simple allongement de l’espace PR qui revient progressivement à la normale.
Le malade sort guéri porteur d’une double lésion mitrale et d’une insuffisance aortique.
OBSERVATION N° 6. = Vrazarp (Thèse de Paris, 1929).
« Blocage complet transitoire. »
Malade de 25 ans, ancienne rhumatisante, présentant à nouveau une poussée articulaire fébrile avec signes d'insuffisance cardiaque. Le cœur est rapide et assourdi. Souffle systolique de la pointe et présence d’un frottement péricardique.
ECG le 21 octobre 1926 : Rapports auriculo-ventriculaires normaux.
ECG le 29 octobre : Dissociation auriculo-ventriculaire complète passée inaperçue à l'examen clinique. Rythme ventriculaire 60, rythme auriculaire 150.
ECG le 31 octobre : Disparition du blocage.
Dans certaines de nos observations nous avons constaté la présence de troubles fonctionnels en rapport avec la dissociation : tendances à la syncope, aux troubles digestifs, perte de connaissance.
Le ralentissement du pouls est plus important que dans le bloc partiel, et est appréciable à l’examen clinique. De plus nous avons relevé dans deux osbervations le caractère durable de l’allongement de l’espace P R après la disparition de la dissociation. Par contre la durée du blocage nous a paru être du même ordre que dans la dissociation incomplète.
Nous citerons à titre de mémoire les cas de bloc complet signalé par PEABoDy chez une malade qui présenta au cours d’une atteinte rhumatismale fruste un pouls lent à 34 pulsations, s’accompagnant de vertiges, de vomissements et de perte de connaissance et le cas de GERHARDT, mais nous n’avons pu avoir la confirmation électrocardiographique de l’atteinte rhumatismale.