Durée
Elle se montre relativement courte et l’étude des faits montre le caractère transitoire des troubles du rythme dans les différentes modalités de la dissociation.
Dans certains cas le blocage a été excessivement fugace et ne dépassa pas quelques jours. Dans nos deux observations la durée des périodes de bloc fut respectivement de 10 et 12 jours. Les cas signalés par Levy et TURNER, PEABODY, HoPE-GossE persistèrent 15 jours.
Certains auteurs dont Cowuan et SWwirr observèrent une dissociation rhumatismale qui persista 4 semaines. Nous n'avons pas relevé dans la littérature de blocage rhumatismal dépassant 6 semaines. BE- ZANÇON, puis ESMEIN, PEZZI et DonNzELOT émettent l'hypothèse d’une dissociation complète définitive. Il semble toutefois que la majorité des cas observés montre le caractère éminemment transitoire de la dissociation même lorsqu'il s’agit de bloc complet,
PR
3. — Evolution comparée de la dissociation et des signes cliniques
Bien que certains auteurs aient rapporté des cas mortels au cours de la dissociation auriculo-ventriculaire complète (5 cas dans la littérature médicale : MAGNUS-ASLEBEN, PEABODY) avec lésions profondes du faisceau de His, il apparaît que l’évolution de la dissociation partielle, la plus fréquemment observée, et d’une bénignité constante, soit sans rapport avec la gravité de la crise articulaire fébrile.
Nos deux observations semblent confirmer ces faits, l’évolution de la dissociation présenta dans les deux cas une similitude de caractères.
Notre première malade entrée dans le service alors qu’elle présentait un tableau clinique d’arthralgies rhumatismales légères fut soumise précocement au traitement salicylé. La chute thermique fut rapide et nous n’avons constaté aucune atteinte viscérale. Notre seconde malade présentait un état subfébrile sans signe de localisation. Elle ne fut soumise au traitement salicylé que 4 jours plus tard alors qu’apparaissait dans un tableau de signes fonctionnels intenses une polysérite rhumatismale à évolution lente, qui se montra au début rebelle à la thérapeutique salicylée.
Nous observons donc une évolution clinique différente contrastant avec une similitude à peu près absolue des troubles de la conduction.