II. — Données de l'expérimentation
Les épreuves expérimentales ont montré, par l’étude des réactions myocardiques à l’excitation ou à Pinhibition du vague, l'atteinte du faisceau de His. CRAWFORD a montré que l'injection d’atropine était susceptible de faire disparaître un blocage hisien. On a montré d’autre part que le stimulus vagal pouvait agir sur la fonction dromotrope et causer un retard dans le temps nécessaire à la conduction. Si le temps de conduction est suffisamment prolongé, le stimulus
ter
abordant le ventricule en période réfractaire, on peut constater l’absence de contraction ventriculaire. Dans le cas du rhumatisme articulaire aigu s’accompagnant d’un simple allongement de l’espace PR, la pression du vague au niveau du cou détermine l’apparition de faux pas ventriculaires.
Mais cette action ne se voit pas chez un muscle cardiaque sain. Il faut nécessairement une atteinte de la conduction. Dans le même ordre de faits Mac KENZIE, réalisant une stimulation artificielle du cœur par la digitale chez un malade atteinte de rhumatisme articulaire aigu, constate l’apparition d’un bloc partiel. Il semble donc bien que le virus rhumatismal sensibilise le muscle cardiaque à l’action de ses nerfs extrinsèques.