Modinée en 1879 et en
les Chambres même dissoutes se réunissent de plein droit et reprennent leurs fonctions jusqu'à la réunion de celles qui doivent les remplacer. Enfin Tadoption par le pouvoir législatif et à trois reprises d'un projet de revision entraine la dissolution des deux Chambres; le nouveau Parlement adopte ou rejette ce projet : cette conjoncture s*est produite à deux reprises, en 1879 et en 1884.
Outre ces deux dissolutions légales, le roi Charles a dû à plusieurs reprises user de sa prérogative. Pendant douze ans le parli libéral est resté au pouvoir, époque fructueuse pour la Roumanie. Hais, depuis i888, les partis se sont morcelés en plusieurs groupes, aucun n'ayant une majorité suffisante pour conserver le pouvoir sans recourir à une combinaison, à une alliance avec un autre tronçon. Enfin, en J891, un conflit s'éleva entre les deux Chambres sur des questions d'instruction publique et de finances. De là quatre dissolutions prononcées en quatre ans, soit du Parlement entier, soil de la Chambre des députés seulement ^ Comme tant d'autres pays, la Roumanie soufTre de l'instabilité résultant du morcellement des groupes, et de l'absence de discipline parlementaire. 11 est à souhaiter pour ce pays, doué de tant de force vitale, qu'il puisse retrouver le calme et les fécondes discussions qui ont fait sa force pendant douze ans.
En Serbie, le roi a le droit de dissoudre la Skouptchina nationale, à condition de réunir les électeurs dans le délai de deux mois et la nouvelle Skouptchina dans le délai de trois mois. Le décret de dissolution doit être contresigné par tous les ministres qui tous ainsi en assurent la responsabilité. En cas de vacance du trône, ou de mort du roi, les Chambres, même dissoutes, se réunissent de plein droit. La constitution ne prévoit pas la dissolution de la grande Skouptchina nationale : mais cette assemblée s'occupe exclusivement des questions qui lui ont été soumises aux termes de la constitution, et se dissout immédiatement après avoir rendu sa décision. Les dissolu-
i. Ces renseignements nous bont donnés par Mlle Bilcesco, docteur en droit à Bucarest.