‹ La dissolution des assemblés parlementaires;Chapitre 77 sur 144 · Green, loc, cil,, p · texte numérisé non relu

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L'ANGLETERRE i 75

longue minorité de Henri IV, Tincapacité dont il fait preuve plus tard, laissent le gouvernement au Parlement; celui-ci est entre les mains des représentants des barons.

Mais la royauté prend sa revanche : d'Edouard IV à Elisabeth, elle s'empare d'un pouvoir absolu, qu'elle voudrait sans contrôle. Les barons ont perdu leur autorité primordiale; pour s'efforcer de la recouvrer, ils vont rallier d'un bout du royaume àl'autrec eux que la tyrannie du souverain peut atteindre. « Un roi fort, — un baronnage faible, — un royaume homogène, voilà les trois points qu'il faut avoir devant les yeux pour comprendre comment la liberté politique est née de si bonne heure en Angleterre et y a revêtu sa forme la plus parfaite, un Parlement national^ alors que les autres pays élaboraient péniblement le mécanisme grossier et compliqué des Étals généraux et des États provinciaux *. »

Ces deux éléments sont désormais en antagonisme : la royauté, le Parlement. Au xvr siècle même, quelque effort que fasse le premier, trois principes demeurent en vigueur : le roi ne fait pas la loi sans le Parlement, il ne lève pas d impôt sans son concours, ses agents sont responsables de la non-exécution des lois. Mais le Parlement perd sa périodicité régulière : sous Edouard IV, quatre années s'écoulent sans qu'il soit réuni.

Avec Jacques P' commence la lutte acharnée entre les deux pou-» voirs rivaux. En 1604, les Communes rédigent une adresse de revendication : « Nous avons, disent-elles, négligé de nous occuper de ces questions pendant les dernières années de la feue Reine, mais nous voulons aujourd'hui affirmer notre droit. Permettez donc à vos communes réunies en Parlement d'avertir votre Majesté des abus qui se commettent, tant dans l'Église que dans l'administration et le gou^ vernement. » Elles s'attaquent de toutes façons au pouvoir royal, dans les affaires ecclésiastiques et financières, douanières et judiciaires. Pour les mater, Jacques les dissout, mais les élections de 1614 renvoient aux communes les chefs de l'opposition. Jacques s'efforce alors de gouverner pendant sept ans sans Parlement.

Charles I" rêve la royauté selon la théorie romaine, de droit

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