‹ La dissolution des assemblés parlementaires;Chapitre 79 sur 144 · Walker, Historical Discourses, p · texte numérisé non relu

Walker, Historical Discourses, p

3. De Franqueville, loc. cit.^ t. I, p. 282; cette loi fut d'ailleurs formeilement abrogée à la Restauration, acte XVI, Charles II, chap. i.

y ajoutant cette fois le renvoi des Lords eux-mêmes. Sa mort seule met fin à sa tyrannie.

Richard Cromwell essaie de s'emparer des pouvoirs de son père, et successivement convoque et dissout le Parlement; mais il n'a pas la vigueur de l'ancien Protecteur, la nation est lasse du régime militaire et la Restauration se fait au cri de : « Un Parlement libre ! » Charles II rétablit les Chambres selon leurs anciennes formes, mais il ne peut se garder et empêcher le pays d'être entraîné dans une réaction féroce, dont les Communes donnent le premier exemple. Cette réaction l'amène à mépriser les règles constitutionnelles; il conserve son premier Parlement pendant dix-sept ans et lorsqu'enfîn il prononce sa dissolution, il reste quatre ans sans convoquer le suivant. L'espoir que le peuple mettait en Jacques II est bientôt déçu; s'il réunit à nouveau le Parlement pour percevoir les revenus delà couronne, il le dissout par deux fois et tente de gouverner avec l'armée et les magistrats. Il se trouve complètement isolé dans son royaume. « Les lords, la petite noblesse, le haut et le bas clergé, les universités, la magistrature, les gens de négoce, les fermiers propriétaires, tous se tenaient à l'écart ^» Guillaume d'Orange débarque, et le Parlement, à la demande des whigs, décide que Jacques II a rompu le pacte primitif conclu entre le roi et son peuple, et prononce sa déposition.

La révolution de 1688 est une restauration, le rétablissement des vieux pactes méprisés. « Ses auteurs se bornèrent à confirmer par un statut solennel toutes les anciennes libertés de l'Angleterre et à protester contre les violations particulières qui avaient eu lieu sous le règne précédent * ». Comme le roi Jean en 1215, Guillaume III signe avec l'Angleterre un contrat qui garantit les droits du peuple représenté par le Parlement; le 13 février 1690, dans la salle des banquets de Whitehall, les deux Chambres présentent à Guillaume et à Marie le bill des droits que les souverains acceptent en s'engageant « à respecter les lois et à gouverner avec les conseils du Parlement ». Après avoir rappelé la tyrannie de Jacques et son abdication

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