Il s*est présenté parfois en Angleterre
Chambre morceléo est, en général, la fidèle représentation des partis dans le corps électoral, et les élections ne modifieront guère la sitaa. tion. Il n'en est pourtant pas toujours ainsi : le pays a pu se modifier, constater les inconvénients d*une assemblée émiettée et dans plusieurs pays voisins nous citerons des exemples de dissolutions où une majorité de gouvernement a pu se constituer et fournir une utile carrière législative.
VU
Dans quelques pays où le respect des minorités est soigneusement cultivé, le droit de dissolution est prôné comme un moyen utile pour empêcher une majorité parlementaire d'abuser de ses droits * : ce sentiment est respectable, car il est dangereux pour un Parlement et pour le pays même de ne tenir aucun compte de partis numériquement peu nombreux, peut-être majorité de demain, et qui chercheront à écraser comme ils l'ont été. Mais c est là un remède un peu théorique, car en fait quel ministère acceptera-t-il de lutter contre ses propres troupes? Quel chef d'État encourra-t-il la responsabilité d'une dissolution qui ramènera à la Chambre une majorité peut-être amoindrie, peut-être assagie, mais à coup sûr irritée contre celui qui lui a infligé les ennuis et les périls d'une nouvelle élection? Aussi les annales parlementaires ne présentent-elles peut-être pas d'exemple de pareille application.
Vin
Le progrès des idées parlementaires a amené dans tous les États constitutionnels des modifications aux lois électorales; dans le cours du XIX® siècle, tous ces pays ont abandonné les systèmes étroits qu'ils avaient adoptés de prime abord, et par une série de changements ont exigé un cens toujours moins lourd, des conditions moins sévères, pour se rapprocher du suffrage universel ou pour l'admettre. A chacune de ces modifications, le corps électoral s'est accru, et la Chambre même, qui venait de voter la loi nouvelle, ne le représentait plus exactement; de là, la nécessité de la dissoudre pour mettre le Parle-