‹ La Diurèse provoquéeChapitre 10 sur 26 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Principes de la Méthode

Avant d'analyser les résultats que nous a donnés la diurèse provoquée par ingestion d’eau chez l'homme normal, puis chez le cardiaque et chez le rénal, il nous parait nécessaire de rappeler les destinées de l’eau dans l'organisme et les modalités physiologiques et pathologiques de son élimination. D'une facon générale, l’eau est régie dans l'organisme par deux grands facteurs : le facteur circulatoire et le facteur sécrétoire rénal, le tout dépendant du facteur absorption.

Absorption. Au point de vue absorption, plusieurs causes organiques, fonctionnelles ou humorales, peuvent être sources de perturbations. Nous ne retiendrons pas les désordres des voies digestives, qui seront éliminés par la clinique, avant de soumettre le malade à l'épreuve de l’eau.

Nous signalerons cependant l’obstacle qu'un gros foie congestionné oppose à la circulation portale (opsiurie d’origine hépatique par hypertension portale de Gilbert-Lereboullet et Villaret.

Part de la circulation. Particulièrement important est le rôle du système circulatoire. L’élimination urinaire ne se fait qu'’autant que le sang apporte aux

on

reins des matériaux de travail ; avec des reins sains, plus l'apport sanguin et par conséquent, plus l'apport aqueux est grand, plus l'élimination urinaire est grande ; plus il Y a apport de sang, plus il y a apport de molécules à excréter.

Or, cet apport sanguin est éminemment variable : variable est doncl'élimination urinaire et les variations urinaires de celle-ci, ne sont que la traduction des variations de celui-là, surtout lorsque les ingestions alimentaires ou liquides viennent le modifier : c’est là ce qui constitue le rythme urinaire nycthéméral, À l’état normal, nous voyons que les liquides ingérés s’éliminent rapidement et la diurèse diurne l’emporte ainsi sur la diurèse nocturne, le rapport urinaire nycthéméral étant chez l’homme sain d'environ :

il Diurèse nocturne

9 Diurèse diurne

La circulation de l’eau dans l'organisme est placée sous la dépendance de l'appareil cardio-vasculaire et les défaillances du myocarde et le ralentissement de la vitesse du courant sanguin, qui en est la conséquence, entraînent immédiatement une diminution de l’excrétion urinaire.

Et cette oligurie des cardiaques va jusqu'à la rétention hydro-chlorurée (l’œdème par stase sanguine), « cette chloruration étant pour ainsi dire passive, régie par des actes mécaniques et des conditions d'hydrostatique qui n'existent pas chez le brightique à prédominance épithéliale » (1).

{) Widal-Froin et Digne : La chloruration et le régime

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