‹ La Diurèse provoquéeChapitre 11 sur 26 · LOG · texte numérisé non relu

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C’est cette oligurie par stase veineuse jointe à la notion du clinostatisme diurétique dans l’insuffsance cardiaque qui, pour Péhu, explique le VON de «la nycturie des cardiaques ».

Influence de l'orthostalisme. — Nous avons dit jointe au clinostatisme diurétique, et c’est là l’occasion de mettre en lumière la base, en somme, de la méthode de la diurèse par l’eau.

On sait depuis longtemps que l’orthostatisme (position verticale) diminue la diurèse par rapport à la position horizontale. C’est que la station debout apporte, du fait des lois de la pesanteur, une gêne dans la progression des'liquides dans l’organisme : cette action contrariante de la pesanteur est peu marquée à l’état normal, compensée qu’elle est par la force hydraulique circulatoire. Mais, qu’une modification pathologique vienne à entraîner une asthénie cardio-vasculaire, la pesanteur reprend ses droits, les exerce seule et la gêne sera d’autant plus accusée, que l’hydraulique circulatoire sera déjà troublée par la stase dans les canaux sanguins, où le courant est ralenti par insuffisance cardiaque : d’où ce que Linossier et Lemoine (dans le même ordre de faits que Péhu tout à l'heure) ont nommé « oligurie orthostatique ».

Le cardiaque en position debout n’urine pas, et, loin d’augmenter sa diurèse, il êst un fait bien connu,

déchloruré chez les cardiaques. Bulletin ct mémoires de là Société méd. des Hop., 13 nov. 1903.

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