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du côté du rein ne laisse rien passer, où les phénomènes asystoliques dominent la scène, où le rénal quitte sa polyurie pour aboutir à l’oligurie des cardiaques, la diurèse provoquée est susceptible de donner encore un indice appréciable. Car chez ce rénal, l’oligurie s’accompagnera d'une faible densité (ce qui est l'opposé de l'oligurie des cardiaques à haute densité).
Enfin, et c’est par là que nous terminerons ce chapitre, il y a en clinique le faux cardio-rénal et le vrai cardio-rénal. La diurèse provoquée nous permet, en face d’un cas complexe, d'affirmer la présence d’un syndrôme cardio-rénal, au sens vrai du mot et de retrouver l’origine d’accidents peu explicables, par les symptômes cliniques présentés par le patient.
Celui dont il est question dans notre observation n° V, réformé pour insuffisance mitrale, après crise de rhumatisme articulaire aigu, entre au service de M. le professeur Petitjean pour crises dyspnéïques, - suivies d’abondante expectoration mousseuse. L'examen révèle l’existence d’œdème aigu du poumon et d’une insuffisance mitrale, que décèle un choc de la pointe déviée en dehors, un souffle systolique de la pointe irradiant à l’aisselle. D'autre part, ce malade raconte une histoire typique de pleurésie droite après infarctus pulmonaire, il accuse de la nycturie, présente un gros foie et un peu d’albuminurie. Devant pareils faits, le diagnostic fait en dernier lieu est celui d'insuffisance mitrale s’accompagnant d'œdème pulmonaire, mais M. le professeur Petitjean, fit remar- .quer qu'il était curieux de voir coexister des acci-
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dents d’aortique (infarctus et œdème du poumon) avec une insuffisance mitrale. C’est alors qu’il nous pria de procéder à l'épreuve de la diurèse provoquée. Celle-ci donna lieu à un retard prolongé de l’élimination aqueuse, dans les deux positions (150 ce. debout et 100 cc. couché) avec une densité plus faible qu'elle n'aurait dû l'être chez ün cardiaque asystolique. Pensant, dès lors, être en face d’une lésion rénale, nous interrogeàmes le malade et apprîmes que, peintre dans sa jeunesse, il avait eu à huit reprises des coliques de plomb.
Aïnsi tout s’expliqua, grâce à la diurèse provoquée, et les accidents d’aortique chez un mitral étaierit en somme des accidents d’origine rénale chez un satulnin ; l'intéressé qui avait bien une insuffisance mitrale, qui était bien en asystolie, l'était autant par son insuffisance rénale que par son insuffisance cardiaque.
Nous étions en face d’un cardio-rénal vrai, avec néphrite chronique ancienne à laquelle s’ajoutait une endocardite chronique d’origine rhumatismale relativement plus récente.