‹ La divination et la science des présages chez les ChaldéensChapitre 24 sur 38 · LXXVII · texte numérisé non relu

LXXVII

(5) Pseudo-Glem. Recognit. I, p. 494, éd. Gotelier.

(6) lamblich. ap. Phot. Biblioth. cod, 94, p. 73, éd. Bekker.

de Texpliquer, ils le considéraient comme surnatureL Le ventriloque n'était pas à leurs yeux, comme aux nôtres, un baladin, qui tire à volonté parti d'une faculté naturelle; c'était un possédé/ dans le ventre duquel s'était logé un esprit (1), surtout l'esprit d'un mort, lequel du fond de cet asile faisait entendre sa voix, indépendamment de la volonté dupos^ sédé. Ce n'est que fort tard, et par suite du progrès de la philosophie et des sciences, que les Grecs reconnurent le caractère naturel de la ventriloquie j et encore parmi eux les hommes éclairés arrivèrent seuls à cette conviction. Pour la masse du peupkj l'antique superstition se perpétua ; elle continua à considérer les ventriloques comme en proie à un démon, dociiiovéhi^oi, à Tesprit d'un mort, les paroles qu'ils faisaient entendre sans remuer les lèvres et qui semblaient sortir de terre, comme celles de ce démon; par suite, elle leur attribua un caractère prophétique. Et la jonglerie des ventriloques, iyyac7Tpifxu9ot , exploita celte crédulité, qui produisait une classe particulière de devins considérés comme évocateurs des morts et servant d'organes à leur mani-

(1) Aristoph. Vesp. v. 1017 ; Schol. ad. h. L; Hesych -

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