‹ La Divine comédie de Dante Alighieri (volume 4)Chapitre 2 sur 109 · III. K · texte numérisé non relu

III. K

Ili CANTO NONO.

« Gli occhi di Béatrice , ch'eran fermi Sovra me , corne pria , di caro assenso Al mio disio certificato fermi.

7 Deh metti al mio voler tosto compense , Beato spirto , dissi , e fammi pruova Ch'io possa in te rifletter quel ch'io penso.

8 Onde la luce che m'era ancor nuova, Del suo profondo , ond'ella pria cantaya , Seguette , come a cui di ben far giova :

^ In quella parte délia terra prava Italica , che siede intra Rialto E le fontane di Brenta e di Piava ,

*^ Si leva un colle, e non surge. molfalto , Là onde scese già una facçlla , Che fece alla contrada grande assalto.

^* D' una radice nacqui e io ed ella ; Cunizza fui chiamata , e qui refulgo , Perché mi vinse il lume d'esta stella,

*2 Ma lietamente a me medesma jpdulgo La cagion di mia sorte , e non mi noia , Che forse parria forte al vostro vulgo.

** Di questa luculenta e cara gioia

Del nostro cielo , che più m' è propinqua , Grande fama rimase , e , pria che muoia ,

CHANT NEliVlÈME. 415

Les yeux de Béatrice, fixés sur moi comme auparavant, me rendirent certain de son cher assentiment à ce que je souhaitais.

— Ah ! satisfaites promptement mon désir, heureux esprit, dis-je, et donnez-moi la preuve qu'en vous peut se réfléchir ce que je pense.

Sur quoi, la lumière, qui m'était encore inconnue, des profondeurs . où auparavant elle chantait, vint comme on vient à qui du bien Ton se plaît à faire.

« En cette partie de la perverse terre Italique, située entre Rialto et les sources de la Brenta et de la Piava,

«S'élève, non très-haut, une colline d'où descendit jadis une flammèche*, qui grandement ravagea la contrée.

« D'une même racine ^ elle et moi nous naquîmes : on m'appelait Cunizza, et ici je resplendis, parce que me vainquit la lumière de cette étoile '\

« Mais joyeusement je me pardonne la cause de mon sort, et point n'en ai de regret, ce qui peut-être étonnera votre vulgaire ®.

« De cette brillante et sainte joie "^ de notre ciel , qui est la plus près de n)oi, une grande renonmiée est demeurée, et avant qu'elle meure.

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