Le texte dit :« Fuocofuro. » Cela
signiûe «le feu qui cache les coupables qu'il tourmente. » Rivarol substitue une autre image. •< Qu'il tombe au feu de félonie!»
l'enfer, CHANT NXVIïI. 127
CHANT XXVIII
Oui pourrait, même après un travail opiniâtre, même avec des expressions dégagées des chaînes de la poésie, décrire éloquemment le spectacle de sang et de plaies cruelles qui s'offrit à mes yeux ! Qui pourrait avec succès entreprendre cette tâche téméraire , et ne pas redouter l'insuffisance de notre langue et la médiocrité de notre esprit qui ne peut comprendre de si hautes connaissances! En vain on rassemblerait ceux qui furent frappés , en combattant contre les Romains , dans les champs de la Pouille ' , cette contrée jouet de la fortune ; en vain on réunirait les héros atteints du fer ennemi pendant la longue guerre où, sur la foi de Livius, historien véi idique , il se fit une si ample moisson d'anneaux de chevaliers 2-, en vain on exhumerait les guerriers qui succombèrent sous le bras terrible de Robert Guiscard3, ces soldats dont Vossuaire remplit , et les vallées de Cépérano 4 , où les habitants infidèles manquèrent de courage, et les prairies de Tagliacozzo 5 , où le vieux Allard triompha par la ruse; tous ces infortunés , rendus à la vie , étaleraient à la fois leurs membres
. i. I.cs premiers combats que les Ro- édiles, quarante mille fantassins, et
mains livrèrent aux habitants de la deux raille; sept cents chevaliers.
Fouille, eurent lieu sous le consulat de r>. Frère de Richard, duc de Korman-