t,Yo>! décimas quœ sunt pauperum théologien
Dei . » Venturi dit : « Voila un 'vert peu :.. Il s'agit des deux couronnes de
éablc et tout composé de mois la- bienheureux qui entouraient Béatrix et
s;ms élégance. » Lombardi répond : Dante.
«Venturi a beau prendreson fouet, quoi- 4. La première roue est saint Domi-
lue ces mots latins ne soient pas de son nique, la seconde roue est saint Fran-
{oût.ils sont conformes au style des ca- çoU d'Assise.
lonistes qui traitent des dîmes, et cela s. Ni de Casai, dans le Monlferrat,
408 LE rAItADtS, CHANT Xtï.
devant les statuts, ont été ou trop relâchés ou trop sévères1.
« Quant à moi, je suis l'âme de Bonaventure, de Bagneregio ■; j'ai sacrifié les biens temporels aux biens véritables. Tu vois près de moi Illuminato et Augustin 2, qui furent du nombre des premiers pauvres de l'ordre, et qui, sous le cordon , se firent aimer de Dieu. Voilà Hugues de Saint-Victor, Pierre Comestor, Pierre l'Espagnol , dont l'esprit brille sur terre dans ses douze livres ; le prophète Nathan , le métropolitain Chrysostome, Anselme , Donatus, qui a daigné mettre la main au premier art. Tu vois aussi Baban , et le frère Joachim de Calabre, doué de l'esprit prophétique.
« La courtoisie ardente de Thomas et son éloquence modeste m'ont engagé à te faire cet éloge d'un si grand héros, et ont amené ici les esprits que tu vois en ma compagnie. »
ni d'Aqua-Sparta, dans le comte de Todl. Frère Matthieu d'Aqua-Sparta, général de l'ordre, par sa trop grande condescendance, avait laissé introduire des abus dans la règle de Saint-François, et Uberto de Casai avait rendu la règle trop sévère. C'est Lombardi qui, le premier, a donné le vrai sens de ce passage : lui-môme franciscain, il n'a pas craint de dire la vérité sur deux anciens chefs de son ordre.
i. Voyez la note sur Bonaventure, page 106, au commencement de ce chant.
2. Illuminato et Augustin furent au nombre des premiers religieux qui suivirent la règle de Saint-François. — Hugues de Saint-Victor était d'Ypres en Flandre, et fut prieur de Saint-Victorlez- Paris. On l'a .surnommé la langue de saint Augustin. Il a laissé un grand nombre d'écrits, des traités de piété et des sermons, un abrégé de géographie tirée des anciens, un abrégé de l'histoire universelle qui finit à l'an 800, et un traité des sacrements. Il mourut en 1142, âgé seulement de 44 ans. — Pierre Comestor, né en l.ombardie, historien ecclésiastique. Il fut enterré à Paris
dans l'église de Saint-Victor. On Usait sur son tombeau : « Petrus eram, quem petra tegit.n— Pierre l'Espagnol a écrit douze livres sur la logique. — Le prophète Nathan; Venturi met en note,, Buon salto; il a raison au premier abord. Mais il ne faut pas s'étonner que dans le Paradis on trouve Nathan à côté de Pierre l'Espagnol, parce que le poète fait du Paradis le point de réunion des personnages qui se sont distingués par leur piété dans tous les siècles. On sait que Nathan, par ordre de Dieu, alla reprocher à David la mort d'Urie, époux de Bethsabée. — Le métropolitain Chrysostome, archevêque et métropolitain de Constantinople.— Anselme, archevêque de Cantorbéry.— Donatus. jÉlius Donatus, qui fut mai tre de saint Jérôme, et qui a composé une grammaire.— Dante appelle la grammaire le premier art.
— Raban, abbé de Fulde et archevêque de Mayence, et non pas frère de Bèdc, comme le disent Landino et Grangier.— Joachim de Calabre. Noël Alexandre dit que, par ses prédictions, ce religieux de l'ordre de Cîteaux avait acquis la renommée de prophète.
LE l'AIl.VDIS, CHANT XIIIi
CHANT XIII
0 toi qui veux bien comprendre ce que j'ai vu ', retiens , ferme comme un roc, retiens en ta mémoire ce que je dis. Imagine-toi ces quinze étoiles, qui, en diverses régions, enflamment le ciel d'un éclat tel, qu'il dissipe toute espèce d'obscurité ; imagine-toi ce char, que le court espace qui est plus près du pôle, contient nuit et jour, et qui ne quitte jamais notre horizon dans sa course ; imagine-toi la bouche de cette corne qu'on voit à l'extrémité de l'axe autour duquel tourne le premier Mobile; imagine-toi que ces étoiles réunies ont formé dans le ciel deux signes semblables à celui que forma la fille de Minos, quand elle sentit les glaces de la mort; que ces signes t'offrent deux rondes en mouvement, confondant leurs rayons , et tournant sur deux plans contrariés, tu auras ainsi en quelque sorte l'idée de la vraie constellation , et de la double ronde2 qui tournait autour du point
I. 0 loi qui veux bien comprendre ce que j'ai vu, imagine-toi les quinze étoiles de première grandeur, qui jettent le plus d'éclat dans le ciel, ensuite les sept étoiles de la grande Ourse, et enfin les deux étoiles qui terminent la petite Ourse , en tout viugt-quatre étoiles.
Imagine-toi que ces étoiles ont formé par leur réunion deux signes semblables à celui que forma la couronne d'Ariane, quand elle fut changée en constellation, et tu auras en quelque sorte l'idée du spectacle qui s'offrit à moi dans cette planète. — Ariane, fille de Minos, avait reçu de Bacchus une couronne précieuse d'or et de pierreries, travaillée par Vulcain. Cette princesse étant morte, Bacchus mit cette coMronne au nombre des constellations.
(Metamurphotet, liv. V, f. s.)
2. De la double ronde des vingt quatre bienheureux dont il a été question au chant xn, page 403.— On a reproché à Dante d'avoir fait danser les âmes des bienheureux. Milton fait danser les étoiles, et dit, liv. III. vers S99etsuiv. :«Ccs astres formant leur danse étoilée qui fait le calcul des jours, des mois et des ans, exécutent rapidement leurs divers mouvements autour de ce luminaire qui donne la vie à tout. » Ces danses des bienheureux et des constellations ne paraissent avoir rien de choquant dans les vers de Dante et de Milton. Le privilège le moins contesté de la poésie est de tout ennoblir, quand d'ailleurs l'expression est juste et de bon goût.
que j'occupais, parce que là-haut, notre imagination n'est. pas plus propre à comprendre les prodiges célestes, que là-bas , le cours de la Chiana ■ n'approche du mouvement du ciel le plus rapide. Autour de moi on ne chanta pas Bacchus, ni Pcean 2, mais trois personnes en une nature divine, et dans une personne la nature divine et la nature humaine réunies. Le chant cessa, les rondes achevèrent la mesure, et ces lumières bienheureuses, en se félicitant de voir un sentiment d'amour succéder à un sentiment de charité, se rapprochèrent de nous. La lumière3 qui m'avait raconté la vie admirable du pauvre de Dieu, rompit le silence, d'accord avec les ombres aimantes, et médit : «Quand la première moisson est faite, et que le grain estdéjà serré, une douce tendresse m'invite à faire l'autre moisson. Tu crois que chez celui à qui l'on ôta une côte 4, pour former cette belle bouche dont le palais fut si fatal au monde , chez celui qui , percé de la lance , offrit une satisfaction avant' et après sa mort, et nous racheta de toute faute, la haute valeur qui les 'avait créés tous les deux, unissait ce que la nature humaine peut posséder d'intelligence , et tu t'étonnes de ce que je t'ai dit déjà , qu'après l'esprit pieux qui est enfermé dans la cinquième sphère, Une s'en est pas élevé un second.
« Écoute avec attention ma réponse : ce que tu crois et ce que j'ai dit s'accordent avec la vérité , comme un centre est à une distance égale de toutes les parties d'un objet arrondi.
« Les êtres qui ne meurent pas, et ceux qui peuvent mou-
i. Rivière de la Toscane qui coule très- s. Saint Thomas d'Aquin, qui avait lentement. raconté la vie admirable de François, 2. Pcean, sorte d'hymne en l'honneur rompit le silence pour parler de cet ' d'Apollon, qui, pour cela, était aussi ap- homme après lequel il ne s'en est pas pelé Prean. On donne encore ce nom aux élevé un second, Salomon. (Voyez l'avers qu'on chantait aux fêtes de Bac- radis, chant x, page r,97, note i.) chus et de Mars. Io Pcean était un cri 4. Adam. — Celui qui, percé de la. de joie que le peuple répétait souvent lance, Jésus-Chrisf. dans les sacrifices, dans les jeux solennels, et dans un combat, quand on avait l'avantage.
rir, ne sont qu'une création de l'idée souveraine, source de tout amour '. Cette vive lumière, qui procède de son propre éclat, et qui ne peut se séparer ni d'elle-même ni de sa charité, avec laquelle elle ne forme qu'un seul être, répand ses rayons, par l'effet seul de sa bonté, dans neuf sphères qui la réfléchissent, et elle ne cesse pas d'être Une éternellement. Elle descend ensuite de sphère en sphère, jusqu'aux dernières puissances , et ne produit plus que des créatures de peu de durée. Par ces créatures, j'entends les êtres qui proviennent de l'influence du ciel, soit qu'ils aient été engendrés, soit qu'ils aient reçu autrement l'existence. Or, la matière et les causes immédiates qui la produisent ne sont pas partout les mêmes, et participent plus ou moins à la splendeur de l'idée suprême. De là il arrive que la même espèce d'arbres porte des fruits bons et des fruits mauvais , et que vous naissez avec des inclinations différentes. Si la matière était bien disposée à recevoir les influences , si le ciel était toujours dans sa force la plus efficace , ces influences seraient tou-
i. l.cs créatures incorruptibles et les c'est-à-dire, à la bienfaisance de Dieu.
créatures corruptibles ne sont qu'une De là il arrive que la même espèce
création de Dieu, source de toutainour. d'arbres porte des fruits bons et des
— Cette vive lumière ; Dieu répand ses fruits mauvais, et que vous naissez avec
ravons, par l'effet seul de sa bonté , des inclinations différentes, suivant que
dans neuf sphères. Ces sphères, Comme Dieu a répandu une influence plus ou
il a été dit. chant il, p. 358, not. i, sont, moins heureuse sur les arbres et sur les
en partant de lEmpvree qui est le animaux, etc. Si, au contraire, l'ardente
dixième ciel, le premier Mobile, la bui- charité (c'est-a-dire, le Saint-Esprit di-
tiènie sphère, Saturne, Jupiter, Mars, rige la sagesse (Jésus-Christ) de la vertu
le Soleil , venus , Mercure et la Lune. (de Dieu) vers l'être qui doit être créé ,
I.a lumière de Dieu descend de sphère cet être acquiert alors toute sa perfec-
en sphère jusqu'aux dernières puissan- tion. L'explication de ce dernier pàs.
ces.qui sont les éléments; puissances sage est due à Danicllo. Elle a été adop-
affaiblics qui ne produisent que des créa- tée'par Lorabardi. J'ajouterai que Dante,
tures de peu de durée, l'ar ces créalu- ici , définit la Trinité , comme il la fait
res, Dante entend les êtres qui provien- dans l'inscription de la porte de l'Enfer,
nent de l'influence d'un eiel inférieur page 10.
(avec ce poète il ne faut jamais nier c'est ainsi que déjà une fois la terre l'influence des sphères), soit qu'ils aient parut digne de toute l'intelligence que été engendrés, comme les hommes , peut espérer l'être animal, quand Adam soit qu'ils aient reçu autrement l'exis- fut créé immédiatement de Dieu ; c'est tenec, comme les coraux, les cristaux. ainsi que la Vierge conçut sans tache, les champignons, etc. Or, la matière et suivant les paroles de l'archange Gales causes immédiates qui la produisent bricl à Marie : "Spiritui sanctus suite sont pas partout les mêmes et par- perveniet in te et virtusattissimi obticipent plus ou moins à la splendeur, umbraOit tibi- Luc, 1.
jours heureusement imprimées; mais la nature donne constamment une puissance affaiblie, semblable à un artiste qui sait bien sa profession, mais dont la main tremble. Si, au contraire, l'ardente charité dirige la sagesse delà première vertu vers l'être qui doit être créé, cet être acquiert alors toute sa perfection. C'est ainsi que déjà une fois la terre parut digne de toute l'intelligence que peut espérer l'être animal; c'est ainsi que la Vierge conçut sans tache. J'approuve donc ton opinion. La nature humaine n'a été et ne sera jamais ce qu'elle a été dans ces deux personnes. Si je n'en disais pas davantage, tu t'écrierais : Comment donc cet autre fut-il sans égal • ? Mais pour bien comprendre ce qui est obscur, pense à ce qu'il était, pense au motif qui le détermina, lorsqu'on lui dit : Demande ce que tu désires. Tu vois clairement qu'il fut roi, qu'il demanda la sagesse afin de bien gouverner. Il ne chercha pas à savoir quel était le nombre des substances qui faisaient mouvoir le ciel 2 ; si le nécessaire et le contingent sont une. conclusion nécessaire ; si le premier mouvement est , ou n'est pas ; si d'un demi-cercle on peut faire un triangle qui n'ait pas d'angle droit. Si tu retiens ce que j'ai dit, et ce que j'ai ajouté, la force de mon argument vient frapper sur cette royale prudence , qui se plut à n'avoir pas d'égales. Porte ton attention sur ces mots, « // ne s'en est pas élevé; » tu verras que mon sentiment ne regarde que les rois : il y en a un grand nombre , mais les hons
i. Comment donc Salomon fut-il sans pas ici parade de connaissances superégal? Mais pour bien comprendre, ficielles et peu approfondies. Pour la pense à ce qu'il était , pense au motif première fois , peut-être , il tourne pluqui le détermina , lorsqu'on lui dit : tôt en ridicule quelques-uns des termes « Demande ce que tu désires.» Voyez barbares de la science de l'école, et les les paroles de Dieu à Salomon et la ré- exigences de ces savants qui veulent ponsedu roi. (Beg., lib. 111, cap. s) que tout soit expliqué parla géométrie.
2. Venturi accuse Dante de vouloir En définitive, il y a lieu de croire que montrer des connaissances d'astrono- Dante a voulu dire: «Salomon ne demie, de dialectique, de géométrie et de manda pas à Dieu la connaissance des théologie. Lombardi réfute Venturi, et sciences, l'astronomie, la dialectique, la rappelle les éloges précédemment don- géométrie ; il lui demanda la sagesse, nés par lui au même polite. II me sem- avec laquelle les rois rendent les peu» ble que Dante n'a pas mérité les repro- pies heureux. » ches de Venturi; car le poète ne fait
sont rares. Reçois mon explication avec cette distinction, et tu pourras conserver ton opinion sur notre premier père , et sur l'objet de notre tendre amour ' .
« Que cette réponse alourdisse désormais tes pieds, afin que, comme un homme fatigué, tu ne fasses que des mouvements lents devant le oui et le non que tu ne vois pas. 11 est Lien bas, même parmi les insensés, celui qui en tout affirme ou nie sans réserve. Souvent l'opinion commune a une fausse direction, et l'amour-propre obscurcit notre entendement. Souvent celui qui vogue à la recherche de la vérité, sans connaître l'art de la trouver, s'éloigne en vain du rivage, et n'y revient pas tel qu'il en est parti J. En veux-tu des preuves convaincantes? vois Parménide, Mélissus, Brissus et tant d'autres, qui allaient et ne savaient où ils portaient leurs pas; ainsi que Sabellius, Arius, et les sots dont les écrits furent des épées qu'ils employèrentà mutiler des ouvrages parfaits3.
« Les hommes ne doivent pas juger avec trop de confiance, comme ceux qui évaluent les moissons avant qu'elles soient mûres. J'ai vu le rosier, à demi mort pendant l'hiver, porter des roses au printemps. J'ai vu un vaisseau léger parcourir rapidement la mer dans son voyage, et périra l'entrée du port. Que Monna Berthe et Ser Martin ne croient pas pénétrer dans la connaissance du conseil divin , parce qu'ils auront vu , l'un dérober, l'autre faire des offrandes : celui-là peut se relever, celui-ci peut tomber. «
1. Sur Adam et sur Jésus-Christ. le Fils et le Saint-Esprit. — Arius pen-
2. Parce qu'il est souvent parti sage sait que le Verbe divin n'était ni conet qu'il revient avec des erreurs. substantiel, ni coéternel avec Dieu.
s. Le philosophe Parménide soutenait Quant à ce passage, «dont les écrits fu-
que le soleil était composé de chaud et « rent dès épées qu'ils employèrent à
de froid. (Voyez Diog. Laert. , de V itis «mutiler des ouvrages parfaits,» je
philosophorum , lib. IX. ) — Mélissus , suis le sentiment de l.ombardi. Dante a
philosophe de Samos , disait que le voulu dire que les hérésiarques, au lieu
mouvement n'était pas, mais paraissait de s'attachera la sainte Écriture, com-
être. (Itiog. Laert.)— Brissus, philosophe me des plumes, pour la commenter, s'y
très-ancien, cité par Aristote, lib. I, attachèrent, comme des épees, pour
Posteriorumanalyticorum, cap. 9.— mutiler le texte, et, par ces miitiln-
Sabellius niait la Trinité, et assurait lions, faire croire qu'elicapprouvait des
qu'il n'y avait en Dieu qu'une seule dogmes condamnés par elle.
personne qui s'appelait à la fois le Père,
CHANT XIV
L'eau qu'on a mise dans un vase arrondi f se porte du centre à la circonférence , ou de la circonférence au centre ; suivant qu'on l'agite du dedans ou du dehors. Ce que je dis là me vint subitement à la pensée, lorsque l'âme glorieuse de Thomas cessa déparier, à cause de la ressemblance que je trouvais entre cet effet physique, et îes paroles de Thomas et de Béatrix, qui alors commença en ces termes : « Celui que j'ai conduit ici doit aller à la source d'une autre vérité 2, et il ne vous fait aucune question , même mentalement : dites-lui donc si cette lumière, dont votre âme est ornée, demeurera éternellement avec vous, telle qu'elle est aujourd'hui; et si elle doit demeurer telle, dites-lui comment elle n'offensera pas vos yeux au jour de la résurrection. » Quelquefois au milieu d'une danse accompagnée de chants, un redoublement d'allégresse fait élever la voix; de même, à cette sainte demande, les cercles sacrés montrèrent une joie nouvelle ; leur ronde s'anima, et leurs accents devinrent plus mélodieux. Celui qui se plaint de ce qu'on meurt sur la terre, pour vivre dans le ciel, n'a pas connu l'abondance des dons rafraîchissants de la pluie éternelle. Cet un, et deux, et trois3, qui vit éter-nellement, et règne toujours dans trois, et deux, et un, qui
i. Prenez un vase rempli d'eau, îïap- r.. 11 a fallu traduire ainsi, pour bien
Dez-Ie du dehors, l'eau court du cercle rappeler Dante. J'avais mis d'abord
au centre ; frappez-le au dedans , l'eau tout simplement, la Trinité; mais j'ai
court du centre au cercle. Pour Dante, mieux aimé reproduire l'expression si
îcs paroles de Thomas venaient de la originale du maître. — Était chanté
circonférence au centre, et celles de trois fois. Nouvelle définition, nouvel
Bcatrix, du centre à la circonférence. hommage à la Trinité.