‹ La Divine comédie de Dante Alighiéri (volume 5)Chapitre 52 sur 64 · Fiésole, ville voisine de Florence · texte numérisé non relu

Fiésole, ville voisine de Florence

Belle leçon de morale! On élevait les enfants dans la connaissance de l'histoire ancienne et de celie de leur pays.

5. Florentine de la famille de la Tosa. Elle avait épousé Lito dcgli Alidosi d'Imola. Sa conduite élait si scandaleuse , qu'aucune femme d'Imola ne voulait la saluer. — Un Lapo Salterello , jurisconsulte qui passait pour être médisant et très-méchant: il avait été exilé avec Dante. — Cornélie, la fille de Scipion l'Africain et la mère des Gracques. — Marie invoquée â grands cris, la Vierge Marie.

4. La femme de Cacciaguida se nommait Alighieri, et c'est d'elle que la famille de Dante, qui s'appelait Elisei, prit le nom d'Ahghieri. Le bisaïeul de Dante , fils de C icciaguida , avait été le premier à porter ci: surnom , avec les armoiries de sa mère.

:;. L'empereur Conrad 111, mort a Bamberg, le la février lus.

cette loi que suit ce peuple ' qui usurpe, par la faute de votre pasteur, ce qui vous appartient de droit2. Cette nation impie trancha mes jours, me sépara du monde trompeur qui souille tant d'âmes innocentes ; et du martyre, j'arrivai à cette douce paix. »

i. Par ce peuple , le poète entend les Sarrasins.

s. Nous voyons Ici une espèce de provocation à une nouvelle croisade. Voici une excellente note de Biagioli ; il parle des vers qui terminent ce chant, depuis le vers 97 jusqu'au dernier : « Ce passage où est décrite la manière de vivre modeste des Florentins, du temps de Cacciaguida, est un des plus beaux mor-

ceaux de la Divine Comédie , et doit être placé parmi les premières merveilles poéîiques du monde : style de vérité et dénature, création de modes nouveaux et de formes inconnues , couleurs vives et pures, art, esprit, savoir, simplicité, innocence : tous ces charmes sont découverts ici par le lenteur attentif, qui n'y trouve pas moins d'utilité que de plaisir.

CHANT X VI

O noblesse du saug ', avantage de peu de valeur, je ne serai jamais étonné que sur cette terre, où notre esprit est infirme et languissant, tu rendes les hommes vains et superbes, puisque dans le ciel, où nous n'obéissons qu'à la raison, je me suis glorifié de tes avantages! Tu es bien un manteau qui se raccourcit promptement, et si, de jour en jour, on n'y ajoute de l'étoffe, le Temps tourne autour avec ses ciseaux. En recommençant à parler, j'employai le vous 1 auquel Rome d'abord s'assujettit, et que sa famille n'a pas conservé. Béatrix qui était un peu éloignée3, sourit, et me parut celle qui

i. Quels beaux vers! quels admirables sentiments! quelle hauteur d'expression! et puis une conclusion bien dantesque. On voit le Temps qui , avec ses ciseaux , coupe le manteau.

2. C'est-à-dire , il n'osait pas tutoyer Cacciaguida , et il employait cette formule, qui fut d'usage à Rome sous Jules- César, et ilparlaita la secomle personne du pluriel. Dante emploie vous au lieu de tu, formule que les Romains ne continuèrent pas de suivre après Jules- César. Les commentateurs croient que Dante s'appuie, dans ce passage, de l'autorité de Lucain. On lit dans ta l'harsale :

<■ Xamque omnes voces per qitas jam

tempore tanto.

Mentimur dominis, hœc primum rep-

perit œtas- •>

I.nmbardi observe que Cicéron , qui parla si souvent de\ant Jules-César, n'a jamais cessé de le tutoyer, et que l'usage d'employer la deuxième personne du pluriel s'est plutôt introduit dans les bas-temps, lorsque les papes se sont servis , dans leurs bulles , de cette ex-

pression : Août, notre désir, notre bénédiction. Alors il est devenu nalurel de leur répondre : fous, les vôtres, etr.

7,. Mot à mot : Béatrix , qui était un peu éloignée, parut, en souriant, celle qui toussa, à la première faute de Ginèvre , dont j'ai parlé. Presque tous les commentateurs se sont accordes à entendre, par ridendo , un sourire, un encouragement de Béatrix; et ce n'est pas sans raison que Venturi ne sait pas louer cette comparaison : il faut d'abord expliquer le fait dont il s'agit.

Dante rappelle ici indirectement l'épisode de Paul Malatcsta et de Françoise de Rimini , qu'il a rapporté au chant v de l'Enfer.

Le Gallehaut dont il est question uîins ce passage fut l'homme qui favorisa les amours de Ginèvre et de Lancelot ; mais Ginèvrc avait encore pour confidente une de ses suivantes qui connut le secret de leurs amours, et c'est à l'action de cette confidente que Dante fait al lusion. Beaucoup de commentateurs trouvent , comme Venturi , quelque inconvenance-dans cette réflexion de Dante.

oG.

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toussa , pour encourager la première faute qu'où rapporte de Ginèvre. Alors je commençai ainsi: «Vous êtes mon père, vous me permettez de vous entretenir avec assurance ; vous m'élevez tellement, que je suis plus que moi-même. Mon âme se remplit d'allégresse par tant de canaux, qu'après s'en être rassasiée, elle en est encore une source abondante. Ditesmoi donc, 6 première tige de ma race, quels sont vos ancêtres, et en quelle année s'est écoulée votre enfance. Parlezmoi du bercail de Saint-Jean1; dites-moi dans quel état de puissance il était alors, et quels étaient les citoyens les plus dignes des hautes magistratures. » Lèvent augmente la chaleur du charbon au milieu des flammes; de même je vis la lueur devenir plus belle , en entendant mes paroles caressantes; et, sans se servir de notre manière commune de nous exprimer, elle répondit d'un ton de voix doux et suave : « Depuis le jour où l'on a dit Ave 2, jusqu'au moment où ma mère, qui est aujourd'hui Bienheureuse, me mit au monde, cette planète revint cinq cent cinquante et trente fois s'enflammer aux rayons de son Lion. Mes ancêtres et moi, nous naquîmes dans le quartier où finit la Course, le jour de votre Jeu annuel. Que ces détails te suffisent : il est plus modeste de ne pas te dire ce que furent mes pères , et d'où ils vinrent. « Ceux qui, dans ce temps, pouvaient porter les armes, dans l'enceinte qui se prolonge entre Mars et Baptiste \ ne

l. De Florence. — Ft sans se servir de vint cinq cent quatre-vingts fois au notre manière commune, etc. Venturi signe du Lion. Mars achève sa révoluct Lombardi pensent que le poète veut tion périodique en six cent quatredire:Sansse servirdulangage ordinaire vingt-six jours, vingt-deux heures, en usage à Florence, mais en employant vingt-neuf minutes, à peu près deux des expressions latines, comme ies per- ans moins quarante-trois jours. Il résonnes bien élevées l'aime autant le suite de cette observation que Caccia-

commentaire de Vellutello : « Sans eir.- guida a dû naître en loao ou 1091 ; il a

ployer un langage humain, il me re- donc pu vivre sous le règne de Con-

poud.it dans une langue angélique et rad 111, qui est mort en 1132. Caccia-

divine. » Il est vrai cependant que les guida était né dons le quartier de San

trois premiers vers du premier discours l'iero, à Florence; il ne dit pas d'où

de Cacciaguida ne sont composes que vinrentsesancètres.Peut-ètreest cepar

de mots lalinn. une orgueilleuse modestie que le poète

u. Depuis le moment où la Vierge veut laisser entendre qu'il descendait

conçut Jésus-Christ jusqu'à la naissance de ces Romains qui londèrent Florence

de Cacciaguida , lia planète de Mars re- n. Depuis le l'onte fecehio , où l'o.«

formaient que le cinquième de ceux qui y vivent aujourd'hui. Cette population était pure jusqu'au dernier artisan; mais actuellement elle est mêlée d'habitants de Campi, de Certaldo, et de Figghine ' : combien il aurait été préférable d'avoir ces peuples pour voisins, et de marquer sa frontière à Galluzzo et à Trespiano, plutôt que de les admettre dans la ville, où ils soutiennent les saletés d'un contadin d'Aguglion, et de celui de Signa, qui a l'œil si aiguisé à trafiquer! Si la nation qui a le plus dégénéré dans le monde, nu lieu d'être une marâtre pour César, eût été ce qu'est une mère tendre pour son fils, tel a été fait citoyen de Florence, et commerce dans cette ville , tel qui aujourd'hui serait relégué à Simifonte , où son père demandait l'aumône : les Comtes se verraient encore à Montemurlo; les Cerchi, dans la juridiction ecclésiastique d'Acone, et peut-être les Buondelmonti à Valdigrieve. La confusion des personnes a souvent été cause des maux de la ville, comme trop de nourriture détruit la santé. Le taureau aveugle tombe plutôt qu'un agneau également privé de la lumière; une seule épée tranche mieux que cinq épées en faisceaux. Regarde Luni, Urbisaglia. Souviens-toi de ce que ces villes ont été; vois ce qu'elles sont aujourd'hui. Considère Chiusi, Sinigaglîa. Puisque les villes périssent', tu comprendras facilement ce que sont les revers de la fortune dans les familles. Vos choses ont toutes leur mort,

\oyait autrefois une statue de Mars, jus- I qu'au Baptistère , qui est en face de la | métropole et consacré à saint Jean.

I. Différents bourgs voisins de Flo- Jrencc. Galluzzo et Trespiano sont enplus près de celle ville, (.'est à iTrespiano qu'on inhume les morts de klorence. Cet établissement est fait liour exciter l'atlention des voyageurs.

; Messer lialdo d'Aguglione et mesker Boniface de Signa faisaient , dit [irangier, plusieurs marchandises illici- ; des grâce!;, offices et bénéfices. ■> — l'ar les intérêts de César, Dante entend lenx de l'empereur. — Simifonte, chà- ■h] détruit par les Florentins, en 1202. •Les comtes sont les comtes Cuidi

qui vendirent, à Florence, le château de Montemurlo , qu'ils ne pouvaient défendre contre les habitants de l'istoie. — Luni , ancienne capitale de la l.unigianc. ~ Urbisaglia , petit château du diocèse de Macerata : c'était autrefois une grande ville. — Chiusi, petite ville prés de Sienne. — Sinigaglîa , ville sur l'Adriatique, alors assez puissante. Aujourd'hui, elle est plus peuplée qu'elle ne l'était a l'époque où écrivait Dante.

2. I.e Tasse a présenté quelques-unes des idées de ce passage sous une autre forme. {Jérusalem délivrée, chant xv, stroph. 19 et 20.)

comme vous : cette mort se dissimule dans quelques-unes qui paraissent durer davantage, parce que votre vie est courte. L'influence de la lune couvre et découvre incessamment les bords de la mer ' . La fortune en agit ainsi à Florence. Tu ne dois pas être surpris de ce que je dirai des anciens Florentins , dont le nom est caché dans le brouillard des temps. J'ai vu les familles des Uglii :, des Catellini, des Filippi, des Greci, des Alberici et des Ormanni, encore illustres, quoique sur leur déclin : j'ai vu, aussi nobles que puissants, les Soldanieri, lesArdinghi, les Bostichi, délia Sannella, et dell' Arca. Près de la porte où habitent maintenant des citoyens traîtres et félons, qui seront cause du naufrage de votre barque, étaient les Ravignani 3, dont sont descendus le comte Guido et ceux qui depuis ont pris le surnom du grand Bellincion. Délia Pressa savait déjà comment on doit gouverner. Galigaio avait doré, dans sa maison, la poignée et le pommeau de son épée. La colonne du Vaib était déjà célèbre. On distinguait les Sacchetti, les Giuochi, les Sifanti, les* Barucci, les Galli, et ceux que le boisseau a fait rougir. Le cep d'où naquirent les Calfucci commençait à s'étendre. On

i. En causant le (lux et le reflux. I.e famille très - ancienne qui porte rie

poêle suit l'opinion d'Aristo!c. gueules à la colonne de vair. On ap-

2. Voici les noms des familles floren- pelle vair un des émaux riu blason |

tines les plus distinguées de ce temps : composé de plusieurs petites pièces

c'est des Ughi que les Mont ughi ont égales qui sont ordinairement d'argent

pris leur nom ; les Catellini étaient et d'azur, rangées alternativement et

venus de Fiésole ; les Filippi demeu- disposées de telle sorte , que lu pointe

raient près de la porte Sainte-Marie ; des pièces d'azur est opposée à la

les Creci quittèrent Florence pour se pointe des pièces d'argent , et la base à .

fixer à Bologne: les Jlberici se nom- la base. —Ceux que le boisseau a fait .

inaient Alberighi; le premier des Or- rougir sont les Chiaramonti , suivant .'.

manni avait été créé chevalier par Landino, et les Tosinghi , suivant Da-

Charlemagne , quand ce prince faisait niello. Voici la note de Grangier sur ce

rebâtir Florence, etc., etc. —Dell' passage: «L'un desquels ayant eu 1;

Arca, autre famille qui descendait de charge des bleds publies, et principale'

Tano dell' Arca , créé aussi chevalier ment des grains, leua une douue au

parCharlemagne. stier, et le fit faire plus petit ; dont, sa

s. Les Ravignani ont eu une branche meschanceté découverte, il fut puny de

qui est venue se fixer en France. On mort, et fut depuis refait le stier de

dit que l'illustre prédicateur, le P. de fer, afin qu'il n'interuint aucune cor-

l'.avignan , descend de cette branche , ruplion en cela. » ( Grangier, Paradis,

devenue française. — La colonne du page 347.) vair, armoiries de la famille des Billi :

appelait déjà aux chaises curules, les Sizii et les Arrigucci. Oh! dans quel éclat je vis ceux que leur orgueil a fait depuis tomber si bas1 ! Les boules d'or couvraient de fleurs Florence dans toutes ses grandes actions. On admirait les pères de ceux qui, lorsque votre évêché est vacant, s'engraissent sur les bancs du chapitre2. Déjà cette famille remplie d'oulfrecuidance \ qu'on voit s'acharner, comme un dragon, contre l'homme qui fuit, et s'apaiser, comme un agneau, devant ceux qui lui montrent les dents ou une bour>e, commençait à obtenir quelque illustration; mais parce qu'elle était née de petites gens, Lbertin Donato vit avec déplaisir que son beaupère en avait fait leurs parents. De Fiésole, déjà Caponsacco était descendu dans le marché. Giuda et Infangato étaient devenus de bons citoyens. Je vois ajouter un fait vrai, mais incroyable. A cette époque, la ville, quoique d'une petite éten-

i. Les Abbati, suivant Lombardi; les Vberti , suivant Benvenuto. — Les boules d'or, etc. , armoiries des Lamberti.

Les boules d'or ont toujours été regardées comme les armoiries des Médicis ; mais ce n'est pas des Médicis que le poète veut parler.

«• Ce sont les risdomini, les Tosinaki, et les Cortigiani , qui provenaient tous de la même souche : « Us ont été patrons et fondateurs de l'éuesché de Florence. Pour ceste cause , ils ont ce priuilége toutefois et quantes que l'éuesché vacque, qu'ils en sont œconomes et dispensateurs , et s'assemblent en l'éuesché pour la garde dudit lieu , où ils mangent et dorment jusqu'à ce ju'un éuesque nouueau soit créé et Bis en sa possession.» (Grangier, Paradis, page 538)

Cette famille remplie d'oultrecullance, etc. Les Cavicciuli et les Adinari. Un des Adimari avait épousé me fille de Bellincion , dont Cbertin )onato avait épousé la fille ainée. Un utre Adimari , après l'exil de Dante , btint une partie de ses biens , qui filent confisqués , et s'opposa ensuite onstamment au retour de cet illustre xilé. Notre vieux mot ovltrecuidance îe parait exprimer très-bien le mot ol-

tracotatu.—Les C.aponsacci étaient venus de Fiésole s'établir à Florence, dans le quartier du Marché-Vieux. — Giuda Guidi et Infangato , noms de citoyens de ce temps.— La maison de la Péra avait donné son nom à une porte de la ville qui s'appelait Porta Peruzza. 11 régnait alors à Florence une telle simplicité de mœurs , qu'on ne trouvait pas extraordinaire qu'une porte de la ville reçût z'm nom d'une famille particulière. Le poète veut en même temps faire entendre qu'il n'arriverait pas que , de son temps , on eût une telle condescendance. — Ceux qui portent les armoiries du grand baron , dont la fête se célèbre le Jour de la fête de Thomas , obtenaient de ce baron ( ce baron était le célèbre Hugues, marquis deToscane, #lcaire de l'empereur Othon III) de* privilèges et l'ordre de la Chevalerie.

Dante veut parler des familles des Putci , des Nerli , des Gangalandi , des Giandonati et des délia Relia, à qui le marquis de Toscane avait permis d<:

prendre ses propres armoiries. — Pendant la vie du poète , un Giano delld Relia s'étant Joint à ia cause du peuple, avait ajouté un ornement i'or aux nrmoiries des delta Bella.

due, avait une porte à laquelle la maison de la Péra avait donné son nom. Ceux qui sont ornés des armoiries du grand baron, dont la fête se célèbre le jour de celle de Thomas , obtenaient de ce prince des privilèges et l'ordre de la Chevalerie, et aujourd'hui l'un d'eux , en se joignant à la cause du peuple, a environné ces mêmes armoiries d'un ornement d'or. On connaissait les Gualterotti et les Importuni1, et le Borgo serait plus tranquille, s'ils n'y avaient pas trouvé des voisins aussi inquiets. On honorait la maison dont est sortie la cause de vos maux et de ce dépit qui a mis fin à la vie heureuse qu'on menait alors2. 0 Buondelmonte , que tu as été coupable de fuir l'alliance de cette famille ! Si Dieu t'avait accordé à l'Ema, la première fois que tu es venu dans la ville, beaucoup de ceux qui pleurent seraient aujourd'hui pleins de joie : mais Florence devait perdre sa paix , et donner une victime à cette pierre isolée qui est restée sur le Pont. Sous ces familles, et sous d'autres, j'ai vu Florence fortunée, et sans aucun motif pour gémir. Sous ces familles, j'ai vu son peuple si juste et si honoré , que jamais l'étendard du lis 3 ne fut alors porté à l'envers , et que les divisions ne l'avaient pas rendu vermeil. ■>

i. Les Gualterotti et les Importuni habitaient le borgo Santo Apostolo.

Landino assure qu'on y envoya les hardi., afin qu'ils réprimassent l'orgueil de ces deux familles.

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