Des limbes d'où Béatrix a fait par- cembre
tir Virgile qui a guidé le poète en en- 7. La race de Nembrod, petit-fils de
fer. (Voyez le Poème de l'Enfer, chant Cham, qui entreprit d'élever la tour de
ir, page 9.) Je. suis venu à toi, comme Babel,
elle a voulu, etc. 3. Ce que l'homme fait, non par na-
6. 4502 ans. Le soleil parcourut neuf ture, mais pur l'impulsion de su volonté cent trente fois les signes qui sont sur qui est libre, est sujet à changer sousa route, pendant qu'Adam habita la vent, parce que cette action de l'homme terre : il s'écoula neuf cent trente ans. suit i'influence d'un ciel créé lui-même, L'Église d'occident et l'Église d'orient et qui n'est doué, comme le poëte l'a comptent cinq mille deux cent trente- déjà dit, que d'une puissance affaiblie
l'influence du ciel qui l'a produit. Que l'homme parle, cela est naturel ; mais que ce soit ainsi ou ainsi , la nature vous laisse les maîtres de le faire comme il vous plaît. Avant que je descendisse dans l'infernale angoisse ', le souverain bien 2, cause de la joie qui m'entoure, s'appelait El, sur la terre. Il s'appela ensuite Eli ; et ce changement a du exister, parce que
et incomplète. Le besoin de parler que l'homme éprouve est un mouvement naturel, indépendant de lui et invariable ; mais l'homme est raaitre de parler d'une manière ou d'une autre, selon qu'il lui plaît, la nature n'influe en rien sur cette manière d'exprimer la pensée :
Ma cosï o cosl natura lascia , Ver far e a voi seconda che v'abbella.
V'albella, disent tous les commentateurs, est une expression provençale dont le poète s'est déjà servi, chant xxvi du Purgatoire. (Voyez le Discours d'Arnaut, page r.09, huitième ligne de la note.)