‹ La Divine comédie de Dante Alighiéri (volume 5)Chapitre 8 sur 64 · INTRODUCTION. XXIIJ · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIIJ

simples, dépouillés de tout ornement, afin de rappelé** la gravité du sujet et la sévérité du poète. Au-dessus de l'urne , paraît Dante assis , dans sa majesté terrible.

Il y eut plus d'un homme en lui. Là plusieurs esprits étaient associés. L'homme de la vie humaine en découvrit les vices. L'homme du monde idéal s'y purifia et s'embellit en le contemplant. Ses idées devinrent des cachets ineffaçables.

Dante appuie le coude du bras droit sur un volume et porte la main vers le menton. Le poète est absorbé dans une méditation immense et dans ce conc entrement qu'exigeaient Varduité et la sublimité de ses pensées et des choses contemplées. Le bras gauche. est étendu horizontalement sur le même livre où sont consignés les châtiments des hypocrisies , des avarices , des simonies , des usurpations, des apostasies , des assassinats, et des autres scélératesses du temps et des siècles anciens. Dans le même livre , sont aussi consignées les récompenses dues à la gloire, à l'honneur, à la résignation, à l'amitié fidèle, à la sagesse des mœurs, aux qualités du cœur, à la bienfaisance, aux succès de l'esprit, à la pureté de la foi.

Un long manteau descend à grands plis des épaules; ramené par devant, il couvre les jambes et les genoux, et laisse nu le torse accusant l'état de maigreur où tombait Alighiéri, lorsqu'il achevait le poème auquel le ciel et la terre avaient mis la main. La statue rappelle celle d'Euripide placée actuellement dans le Braccio nuovo du Vatican.

Yl Italie tourellée et debout à un des côtés de l'urne , tient de la main droite le sceptre avec lequel elle a autrefois gouverné le monde , et qu'elle étend encore sur les

Page 1