PRÉFACE. VII
science au moyen-âge; et, à ses pieds, dans la foule pieuse qui se presse autour de lui et le contemplé, il a donné une humble place à son traducteur arabe. Il s'est souvenu d*Averrhoès...
« Où laissé-je égarer mes vœux et mes esprits ? »
Je n'ai pas, qu'on le croie bien, un trop « long espoir, » ni de trop « vastes pensées, » et en finissant cette longue tâche, je ne m'applaudis bien que de mes efforts et de ma constance.
Quelques mots seulement, comme une édaircie sur le Paradis, avant que le lecteur s'y engage, pour l'encourager à y entrer.
Le Paradis de Dante, imaginé suivant les hypothèses astronomiques du temps, est divisé en neuf sphères circulaires ayant pour centre la terre, et tournant plus rapides à mesure qu'elles s'éloignent de leur axe ; au-dessus de ces neuf ciels et les enveloppant tous, l'Empyrée, capitale de Dieu. Les sept premiers ciels sont les sept planètes : la Lune (Diane), ciel ùe la chasteté ; Mercure, de l'activité glorieuse ; Vénus, de l'amour et de l'amitié purifiés; le Soleil, délier théologiens propagateurs du soleil de la foi, flambeaux de l'Église; Mars, des pieux guerriers; Jupiter, des rois justes; Saturne, ciel de la vertu contemplative. Aucune de ces planètes n'est la demeure fixe et invariable des âmes qui s'y montrent. Leur siège à toutes est dans l'Empyrée ; mais elles se présentent à Dante dans la pla-