‹ La divine comédie traduite et commentéeChapitre 226 sur 314 · LE · texte numérisé non relu

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9° Ciel, Premier Mobile, Grands Bienheureux (Ch. XXVII-XXIX\. Dans ce ciel on voit le Point Lumineux (Ch. XXVIIT).

10° Ciel, Empyrée, Grands Bienheureux; les deux Milices célestes (Ch. XXX à XXXIIT). Dans ce Ciel, Béatrice reprend son siège, et est remplacée par Saint Bernard pour guider Dante (Ch. XXXI). Dante contemple la Sainte Trinité et le mystère de l'Union des deux natures (Ch. XXXITI).

Fidèle à son plan et réalisant son projet d'élever graduellement son style avec son sujet (Voy. Purg., I, 1-9), Dante, qui, au début de l'Enfer, n'avait invoqué que le secours des Muses en général (Enf., I, 7-9), s'est adressé au début du Purgatoire, en particulier à Calliope, muse de l'éloquence et de la poésie héroïque (Purg. I, 9). Enfin, au moment d'atteindre les sublimités du Paradis, c'est Apollon lui-même etpour la première fois, qu'ilimplore (Par. I, 13).

11 ne faut pas oublier, cependant, que, de même que le Purgatoire cessera forcément d'exister dès qu'aura eu lieu le Jugement Dernier, de même disparaîtront les neuf premiers Cieux du Paradis, car ces neuf Cieux ne sont, pour les âmes heureuses, qu'un rang, assigné, en vue des âmes encore sur terre, aux diverses classes de Bienheureux, lesquels sont tous, d'ores et déjà, en réalité el pour l'élernilé, dans l'Empyrée, où règnent exclusivement la perfection, la maturité, l'intégralité et l'immutabilité.

Dante explique lui-même cette conception aux chants IV et XXII du Paradis.

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