Cf. Purg., XXIV,64-66, et Enf., V
16. Invocation aux Muses en général, nourries par Pégase, et en particulier à Calliope (Poésie épique), déjà invoquée, Purg.,I,9. Vos, o Calliope, precor, aspiraie canenti. (Enéid., IX, 524.)
17. Ces paroles sont les premières du Livre de la sagesse, attribué à Salomon, choisies avec à-propos au moment de visiter ceux qui ont rendu la justice avec équité : aimez la justice vous qui gouvernez le monde.
18. Giove, intra tutte le stelle, bianca si mostra, e quasi argentata. (Convilo, II, 14.)
49. Laissons l'allégorie se développer pour l'expliquer ensuite dans son ensemble (page 536 note 4) Disons seulement que ces autres âmes, jointes à celles qui forment l'M, vont figurer un /ys et commencer la construction de l’Aigle, symbole de l'Empire, mêlé à l'M, symbole de la Monarchie. Quant au Soleil qui les enflamme, il symbolise ici, à la fois Dieu, représenté par le Pape,et la Monarchie, représentée par l'Empereur (Cf.Purg.) XVI, 107.).
90. Verlu informatrice, terme d'école signifiant la puissance génératrice transmise à la Nature par la Verlu opérante, c'est-à-dire Dieu. (Voy. à ce sujet les chants XV et XIII, déjà pas mal embarbouillés de scolastique !)
21. Les autres Béalitudes, ce sont les âmes survenues après la formalion de l’M : elles ont d'abord dessiné les lys symboliques ; maintenent elles complètent la figure de l'Aigle impériale.
Oh ! oui, douce étoile, l'étincellement des innombrables gemmes dont tu es ornée me l'a démontré : notre justice émane du Ciel ** !
C'est pourquoi je prie l’Intelligence, principe initial de ton mouvement et de ta vertu *#, de jeter un regard sur la cause d’où provient la fumée qui obscurcit ton rayonnement * ;
car, la colère céleste est excitée encore une fois par les marchands et les acheteurs du Temple éternel qu'élevèrent miracles et martyrs *.
O milice céleste, vous que je contemple ici, adorez et priez pour tous ceux que le mauvais exemple égare sur la Terre !
Autrefois, c'était avec l'épée que l’on combattait ; mais aujourd'hui, c'est en extorquant çà et là, ce pain que notre divin père ne refuse à personne * !
Et toi, qui n’écris que pour effacer ensuite, oublies-tu donc que Pierre et Paul, morts pour la vigne que tu délaisses. sont encore vivants 7 ?
Oui, tu ne Le tromperais pas en disant que le pieux solitaire, dont Salomé la danseuse obtint la tête, accapare tellement ton amour,
que tu ne connais plus ni le Pécheur ni Paul *“ !
NOTES COMPLÉMENTAIRES
Allégorie de l'M, des LYS et de l'AIGLE.
(vers 76 à J)14).
(A) Voici encore un passage dont l'explication a fait couler des flots d'encre inutile, car il n'est guère obscur! Mais la manie du commentaire tiré par les cheveux s'est tellement déchaînée sur la Divine Comédie qu'on en serait arrivé à n'y pas lire une seule lettre — que dis-je ? un jambage ! — sans s'imaginer qu'il s’y cache de malicieuses allusions ou d'étonnantes prophéties.
Ramenons donc à son véritable sens l'allégorie de l'M, des LYS et de l'AIGLE, allégorie aussi doublement lumineuse (au propre et au figuré) que poétique, développée encore dans les deux chants suivants.
Les âmes heureuses de la planète Jupiter se groupent de façon à former successivement toutes les lettres composant la phrase de Salomon, DILI-
22. Les anciens attribuaient à la planète Jupiter l'influence de la Justice; et Jupiter élait considéré lui-même comme le fondateur de la Monarchie, le défenseur des rois.