‹ La divine épopéeChapitre 15 sur 18 · LES ANGES DE LA MOBT · texte numérisé non relu

LES ANGES DE LA MOBT

« Gloire! le sang divin marque toutes les âmes ; Sa pourpre vient blanchir le front du réprouvé. Son torrent rédempteur éteint la mer de flammes ; Au déluge de sang tout l'abîme est lavé.

Quand l'éternelle mort, sous tant de funérailles, Portait stérilement un monde en ses entrailles. Le Fils aidé du Père y plongea son bras fort ; Et cherchant, jusqu'au fond de leurs replis, sa proie. De ce bras vivant qui foudroie,

LE DKRNÎER MIRACLE. 435

Reprit l'enfer au sein marâtre de la mort. »

Et le Christ remontait; il monte, il monte encore! Et du troisième ciel c'est la plus belle aurore. Comme d'un seul carquois les traits au loin lancés, Ses familles d'élus, volant à flots pressés, Prosternaient à ses pieds la paix qui les inonde, Simples comme la fleur, immenses comme un monde; Et de la charité l'ange toujours priant Jetait à pleines mains ses palmes d'Orient.

Et les petits enfants, têtes blondes écloses D'un matin s'envolaient de leurs touffes de roses ; Et parmi les saints rois, leur chœur passait flottant, Nid d'alouette au fond des blés mûris chantant.

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