‹ La divine épopéeChapitre 16 sur 18 · LES PETITS ENFANTS · texte numérisé non relu

LES PETITS ENFANTS

« Gloire à l'enfant Jésus, à ce jour que sur terre L'archange Gabriel nous avait tant promis.

Lorsqu'il vint, dans la nuit, sur ce dernier mystère Entr'ouvrir notre cœur et nos yeux endormis.

Gloire à toi, doux Jésus ! nouveau-né de Marie ! Nous sommes un bouton de ta tige fleurie.

Nous tous, dans nos berceaux portés à l'enfant-roî ; Petits oiseaux, bénis pour chanter tes louanges ;

Feux cachés sous l'aile des anges; Lucioles du ciel pour briller devant toi. »

Et le Christ remontait; et le vol des cantiques Rallumait, en passant, tous les joyaux mystiques Du quatrième ciel, et ses arcs éclatants

i36 CHANT XII.

Comme uncroissant qui tremble au front brun des sultans,

Portiques de saphirs dont la chaîne s'allonge

Jusqu'où de TÉtemel l'œil sans limites plonge;

Cintres où vient brûler, dans son séjour natal,

Comme douze astres d'or, l'urim sacerdotal.

L'urim où tant de rois, sur l'éphod du grand-prétre.

Regardaient à genoux l'invisible apparaître

Et serpenter l'oracle aux veines de l'onyx,

Et le sort caché luire aux feux du sardonyx.

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