‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 34 sur 39 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Mes dernières objections.

Quelques objections me restaient encore.

Je vais les parcourir ici rapidement, parce que tout ce qui inquiète les esprits qui n'ont pas examiné, m'avait arrêté aussi.

Le Dictionnaire philosophique et les plaisanteries de Voltaire s«r la Bible m'avaient fait beaucoup de mal. J'ai reconnu depuis que Voltaire est rempli de mensongeSi II cite un chapitre de l'historien Jos^»he, et pas un mot attribué par lui à cet historien ne s'y trouve^ Il parle des ixions et des griffons , animaux fantastiques interdits par d^oïse , et c'est une invention. Les mariages entre frères et sœurs n'ont existé que dans son imagination. Ëzéchiel dit que les animaux mangeront la chair des braves, et Voltaire prétend que les Juifs mangeaient de la chair humaine , et il cite Ëzéchiel. Il fait entendre que quafante-deux mille 'hommes furent forgés pour n'avoir pas bien prononcé le mot Schi-

410 U^roiRE DTNE AME.

K>Kf<h. Sm îenonoiee dépasse toute idée; il fait da Sadder, fKN^iie periaD . on homme.

J>^;:ds b datns Voltaire que les Joifis ne croyaient pas à rimmortalite de L'ime. Je fbs bien étonné de lire textuellfrment dans Dune! que de eette fonle de morts qoi donnent dsQs la pofsssiim les «ns se réveilleront ponr nne vie éterneife. les antres pcwr on opprobre étemel. -J*al remarqoé ph» tard qa>me fooFe d'objeetions élevées par Pignoranee contre la Bib^e viennent de fausses interprétations. Ainsi le mi^t qu*v>n a traduit par hs géants vent dire des hommes jTtgissants. »buohod'>nosor, devenn €ra et se croyant on antTTiaK a ête présente par Voltaire eomme changé en béte. La eousecration de Jephté an Seigiienr est devenue , pour quelque^ traducteurs , un sacrifiée sanglant.

Combien de fois je m Vtais dit que je ne pouvais admettre une rtiigioii qui tait un devoir à Tbomme de croire sans examcu , et je lisais te eontmire dans les apologistes de la religion : a Nous devons , dit saint Pien*e , être toujours prêts à ri'iH)ndre à tous ceu.\ qui nous demandent raison de Tespéranoe que nous avons. >)

* Notre religion craint-elle la lumière , dit M. de Châto.Tubria d, dans le Gf^nie du Chrisfianisvie 7 Une grande piTuve de sa cek>io origine, c'est qu'elle souîïrc Texamon le plus sévère et le plus minutieux de la raison. Veut-on qu*ou nous fasse éternellement le reproche de cacher nos dogmes dans une nuit sainte, de peur qu on nen découvre la fausseté ? Le Christianisme sera-t-il moins vrai quand il paraîtra plus beau? B^innissez une frayeur pusillanime! par excès de religion ne laissons pas la religion périr. Nous ne sommes plus dans le temps où il était bon de dire : Croyez et n'examinez pas; on examinem malgré nous ; et notre silence timide, en augmentant le triomphe des incrédules, diminuera le nombre des iîdèles. »

i; Amérique , peuplée quand Christophe Colomb y débar-

qna , était une objection poar moi. La lecture de Robertson «t tout ce qu'il raconte de la manière dont l'Amérique reçut les diverses peuplades du nord et du midi suffit pour me détromper. ,^^,

Une autre objection se présentait souvent à mon esprit; elle avait puissamment contribué à mon éloign^ent pour la religion : c'est l'esprit d'intolérance imputé au clergé. Les Ineasy de Marmontel , avaient fortifié les préventions que m'avait données sur ce point V Essai sur PHistoire générale. Je demandai la vérité à l'étude des faits , et je vjs dans Y Histoire ecclésiasUqiie s^^t Ambroisie refusant de communiquer avec ceux qui poursuivaient la mort des hérétiques. J'entendais le pape Grégoire disant à l'évéque de Tcrraclne , qui avait chassé des Juifs d'un lieu où ils s'assemblaient : «'Nous voulons que vous fassiez cesser ces plaintes; car c'est par la douceur, la bonté , les exhortations , qu'il faut appeler les infidèles à la religion chrétienne, et non par les menaces et la terreur. Il ne faut pas les amener malgré eux , puisqu'il est écrit : «< Je vous offrirai un sacrifice volontaire. »

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