‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 35 sur 39 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Suite des objectious. '

Les objections contre le déluge et contre la chronologie ne résistèrent pas à l'examen. Je lus l'histoire ecclésiastique tout entière , et je fus frappé de la marche étonnante de Dieu par rapport à l'Eglise, de la séparation des deux puissances, principe delà vraie liberté, de l'abolition de l'esclavage et de rétablissement du droit des gens, bienfaits admirables dus au clergé, ministre du Christianismcv Les recherches de la Société asiatique établie à Calcutta ne laissèrent aucun doute dans mon esprit sur l'identité des traditions indiennes et des traditions mosaïques. Les géologues

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Je com[.i*:s -îirs qv/i^ sufùia': dcrudier la religion pour tr uver «1 s r^ r^.s-.s â-.i.\ .Ii.jec:: v:s, et que (ignorance seule caus': it il-: : lï ". .• r/i r ut .'. -.- 1 "j n t de j;- e r 5-: :i nt-s p our t Ile.

Je vis du:.." qi;. . i:^^'!;.::' .t quelques riunees , je n'avais fai: que i:.rIjN>i' c::i:.-- lUS i .ia.iiutions fantastiques, ci-Lvant rt'e!ler7v. it coi:!:: rie en tlîes la foi du chrétien; impie et ttr.:cr ir ■.: ■ j\îa=s, de c.^:id?.mnc-r ce dont il eût fallu* d*al)ord ir/ir.s:rnire a\ant dV^ser en parler.

Je ne puis dire ia r^ action qui se îaisait dans mon esprit contre ceux qui m a\ aient trompe ; car il n'est pas plas per-

mis d'abuser de l'esprit et du talent pour corrompre que du pouvoir pour opprimer.

Quand te breuvage est mortel , qu'importe qu'il soit pré* sente dans une coupe d'or? Qu'importe que Voltaire et Rousseau aient été de grands écrivains, puisqu'ils étaient de grands corrupteurs ? Ce qu'il y a de plus odieux dans leur conduite, c^ést qulls ont renouvelé les objections de tous les hérétiques, de Gelse, de Julien, de Porphyre, sans citer les. réponses d'Origène , de Tertullien , de saint Augustin. Ils ont copié les livres des Juifs , des Protestants et des Sociniens , sans dire tout ce qui leur avait été répondu par Bossuet, Fénélon , Leibnitz , etc. Ils ont appelé à leur aide tous les secours des sciences, les relations des voyageurs, sans critique, sans discernement. La foi gênait leurs passions , ils ont voulu la détruire. On Ta dit depuis longtemps , si la foi était sans conséquence pour la conduite, tout incrédule deviendrait croyant.

L'exemple de la conversion de La Harpe me toucha beaucoup , ainsi que tout ce qu'il a écrit contre les philosophes , son Discours sur la poésie sacrée et ses fragments d'Apologie de la religion chrétienne, que Je lus alors. Il connaissait bien Voltaire et les philosophes. Ses réponses à leurs sophismes sont péremptoires. Quand Je suis arrivé à Paris, Dupuis et Volney avaient encore des partisans ; le livre des Ruines de l'un, et ï Origine des cultes de l'autre, de nombreux lecteurs. Jésus-Christ était le soleil , les apôtres les signes du Zodiaque , la sainte Vierge la constellation de la Vierge, Adam celle du Bouvier, la fête de Pâques l'entrée du soleil au signe du Bélier. Ce système a été livré au ridicule, et ne méritait pas une autre réfutation. On a très-bien montré que l'histoire de Napoléon pouvait être expliquée de la même manière; que ses voyages d'un bout de l'Europe à l'autre représentaient la marche du soleil autour du globe; les douze maréchaux , les douze signes du Zodiaque; enfin ,

que tonte sa vie n'était qu'un tissu de fables renouvelées de la mythologie païenne.

Il était enfin clair pour moi qu'il n'y a sur la terre qu'un seul culte , par lequel je puisse être agréable à Dieu; que rien ne m'importait plus que de connaître ce culte; que je ne pouvais le découvrir que par la voie de la raison ou par la voie de la révélation; que la raison, obih eurcie par les passions, est insuffisante pour arrivéi''à cette découverte ; que d'ailleurs la religion consiste dans des devoirs que Dieu prescrit à Tbomme ; que la raison ne peut sonder les desseins de Dieu : d'où résulte la nécessité de la révélation. Je reconnus encore que la connaissance d'un Dieu imprimée dans l'âme avait été défigurée et presque anéantie avant Jésus-Christ ; que tantes les nations n'avaient alors qu'une idée confuse de la Divinité; que les hommes étaient prosternés aux pieds des idoles, et que la révélation seule leur a fait connaître le principe de nos vices, l'étendue de nos mau2^, et le remède qui doit les guérir.

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