‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 10 sur 152 · I. Saint Paul, Éph., c. , 20-2t · texte numérisé non relu

I. Saint Paul, Éph., c. , 20-2t

32 J ÉSUS-CHIHST.

que t¢)ut autrc, la force invincible, autant que le nombre et la diversit5 des preuves du Christianisme, Jean-Jacques lousseau ch exposait et en confessait ainsi la pnisante cnomie :

« Les hommes ayant des tStes si diversement orga- « nises, ne sauraient 5tce affcctSs tous également des « mêmes argumeuts, sm'tout en matiSre de foi. L'tre, « par son trait d'esprit, n'est frappé que d'un genre « de preuves; l'autre ne l'est que d'nn genre tout dif- « f(.reut. Tous peuvent bien quelquefois convenir des , mmcs choses; mais il est très-rare qu'ils en con- « viemmnt 1)a ' les mmes raisons.

« Lors donc qu« Dieu donne aux hommes une rév(.- « lion que tons sont oblig5s de coire, il but qu'il « lYtablisse sur des preuves, bonnes pour tous, et qui, « par conséquent, soient diverses comme les manières « de voir de ceux qui doivent les adopter.

« Sm' ce raisonnencnt, qtd me parait juste et sire- « ph., ,u a rouvé que l)ieu avait donné à la mission de « ses envoyés divers caractères qui rendaient cette mis- « sion reconnaissable h tous les hommes, petits et « 'ands, sages ct sots, savants et ignorants. Celui « d'entre eux qui a le cerveau ilexible pour s'atfccter « à lafois de tous ces caractères est heureux sans doute : « mais celui qui n'est fiappé que de qnelques-tms « n'est pas à plaindre, pourvu qu'il en soit fi'appé suN « fisamment pour 5tre persuadé.

LA MÉTIIODE. 33 « Le premier, le plus important, le plus certain de « ces caractères, se tire de la nature de la docte'inc, «c'est-à-dire de son utilité, de sa beauté, de sa sain- « teté, de sa vérité, de sa proïondem', et de toutes les « autres qualités qui peuvent annoncer aux homme. « les instructions de la sup'(:.mc sagesse et les préceptes « de la suprmç bonté. Ce ca'actèrc est, comme je l'ai « dit, le pins clair, le plus infaillible  il porte en lui- « mme une preuve qui dispense de toute autre : mais « il est le moins facile à constater; il exige, pour être « seti, de l'étude, de la rétlcxion, des connaissances, « des discussions qui ne conviement qu'aux hommes « sages, qui sont instruits et qui savent raisonner. « Le second caractère est dans celui des hommes « choisis de Dieu pom' annoncer sa parole; leur sain- « teté, leur véracité, leu,." justice, leurs mo,urs pures « et sans tache, leurs vertus inacccssibles aux pas- « sions humaines, sont a'«ec les qualités de l'entende- « ment, la raisoc, l'esprit, le savoir, la prudence, « tant d'indices respectables dont la réunion, quand « rien ne s'y dément, forme une preuve complète en « leur faeur, et dit qu'ils sont plus que des hommes'. « Ceci est le signe qui frappe de préférence les gens

1. Tel a été J.-C., lois ç«x! élé [ar sa g-àcc les a[5rcs, les d>clcu's el les sainls : pl«s quc des h(>mmes, pa" la e'tu dix-ine qui c a fi[ des h6'os et dès lors ses témoins. « La marque « sp6ciale de no('c xé'ilé disai Mon(aigne, c'es( nç,rc xcrtu. »

3 JÉSUS-CHPdSTo « bons et droits, qui voient la vérité partout oh ils « voient la justice, et n'entendent la voix de Dieu que « dans la bouche de la vertu.

« Le troisième caractère des envoyés de l)ieu est une « émanation de la puissance divine, qui peut inter- « rompre et changer le cours de la nature à la volonté « de ceux qui reçoivent cette émanation. Ce caractère « est sans contredit le plus brillant des trois, le plus « frappant, le plus prompt à sauter aux yeux; celui « qui, se marquant par un effet sensible, semble exiger « le moins d'examen et de discussion : par là ce carac- « tère est aussi celui qui saisit spécialement le peuple. « Je m'arrête ici, sans rechercher si ce dénombre- « ment peut aller plus loin : c'est une discussion inu- «tile à la nôtre, car il est clair que quand tous ces « signes se trouvent réunis, c'en est assez pour per- « suader tous les hommes, les sages, les bons, et le « peuple; tous, excepté les fous, incapables de raisou, « et les méchants, qui ne veulent ètre convaincus de « rien'.» Telles sont nos preuves, telle notre méthode : essentiellement, éminemment logique, rationnelle; partant toujours de la raison : raison philosophique, raison morale, raison historique, raison scientifique, raison sociale, raison pratique : dénombrement qui pourrMt

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