‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 115 sur 152 · I. Matth., xxvtt, 5-1.  Marc, xv, 39. -- Luc, xxm · texte numérisé non relu

I. Matth., xxvtt, 5-1.  Marc, xv, 39. -- Luc, xxm

SA t0[T. 361 Ainsi la divinité de JÉSus-CHRIST rêssort de tous ces traits de sa vie et de sa mort qui ont si justement faire dire à Jean-Jacques : « Si la vie et la mort « de Socrate sont d'un sa,e, la vie et la mort de Jésus « sont d'un Dieu. » -- Mais, supprimez ces traitS, retirez-les, et vous aurez une autre preuve de cette divinité, par l'impossibilité oit vous serez d'expliquer tout ce qui a suivi sans elle.

C'est ce que vient de faire lI. Renan, comme pour produire ce résultat.

II a enlevé un à un tous les rayons de la divinité de Jsvs-CRs dans sa mort. Il en a fait une mort ordinaire, vulgaire.

Il l'a fait, non-seulement dans ce qui a paru au dehors, mais dans ce qu'il a supposé tre au dedans, dans les intentions et les vues de JÉSUS-CHRIœeT. Il a dissimulé en Js[s ce plan unique, si admirablement soutenu, qui apparaît d'un bout à l'autre de sa vie, et qui en fait un si bel ensemble de victime : la rédemption de l'humanité la volonté de scdler la nouvelle alliance par son sang. Et à la place, il nous l'a représenté comme un frénétique qui ,eut se faire te" pour en finir; qui, dans le fort de l'angoisse que lni causait, selon la foi, l'imputation des péchés du monde, n'était agité que de la pensée de ne plus revoir sa belle Galilée, et du souvenir des jeunes filles qui auraient pu l'aimer; et qui enfin, jusque dans la solennité de son sacritice, se 'e-

]en He soufrer pour ceIe race vle qui l'immolait * .

En un mot, il a parfaitement humanisé J¢,scs- CIIRIST.

Mais, en cela, il a parfaitement prouvé, par l'absurdité des conséquences qui vont en résulter, que J ¢.sc s- Cl is'r ne peut pas ëtre tre pur homme.

En effet :

Comment cette mort, en tout pareille aux autres morts, selon M. Renau, a-t-elle chaugé la face du moude ? a-t-elle eu plus d'action qu'aucune vie ? C'est la vie qui fonde ordinairement, et c'est la mort qui renverse. En JÉsus-CnaIsT seul, c'est l'inverse. Sa vie mëme était inféconde, et ce n'est que dans sa mort et par sa mort qu'il a refait le monde. C'est du haut de sa croix qu'il a tiré tout à lui; et c'est sur ce gibet et dans cet état qu'il continue, après deux mille ans, à sanctilier, à vivifier le monde.

Considérez cette mort comme elle est présentée par J¢,sus-Cns lui-même et par l'Évangile, et alors elle vous apparait à la dimension de l'événement qu'elle a produit, d'autant que JÉsus-CI/aiST a prédit cet év6nement, et qu'il a montré ainsi qu'il en était l'auteur dès le principe. Il vous faut croire à une intervention surnaturelle, il est vrai;mais cette croyance

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