I. Psalm. XVlll
408 JÉstls-cnlST.
saint Jean, de saint Judo, et enfin cette Citre de saint Jcques qui, aux e,ax de Imite saine critique philosophiquc et mëme |itéraire, effacerait Platou, si la supériorité (le |'esprit qui y respire ne la portait au-dessus d'une telle comparaison.
Je cherche nne explication autre que celle de la desccute de cet Esprit sur les Apôtres, et il ne m'est pas doné de l'imaginer.
Mais M. Renan vient à mon aide. Il nous donne une explication; et, par là, il fait encore l'office de conférencier ne produisant des objections quc pour ménager la gloirc de les résoudre.
Ici, il n'y aura pas même à résoudre; il suffira d'exposer.
D'abord, qu'étaient primitivement les Apôtres? C'étaient de « bonnes gens... Rien de ce qu'on ap- « pelle ci'ilisatiou.., n'avait pénétré parmi eux.., fa-. « milles de pëchcurs, formant une société douce et « paisible '. ) « Tous ceux dont on sait quelque « chose avaient commcncé pat" 8tre pêcheurs. En tout « cas, aucun d'eux n'appartenait à une classe sociale « élevée. Seul, Matthieu ou Lévi avait été publicain. « Mais ceux à qni on donnait ce nom en Judée n'é- « talent pas ceux qn'ou appelait de ce nom à Rotor,
t. l'le de .le, as, p. t47-14S.
LES APOTRES ET L'ÉGLI.E, 409 « c'étaient.., des employés de bas étage, des doua- « niers... On ne les nommait qu'en compagnie (les « assassins, des voleurs de grand chemin, des gens de « vie infàme... Ces pauvres gens, mis au ban de la so- « ciété, se vo)'aieut entre eux 1... Tel 4tait le groupe « qui, sur les bords du lac de Tibé,'iade, se pressait « autour de Jésus. L'aristocratie y était représentée par « un douanier et par la femme d'un régisseur. Le reste « se composait de pêcheurs et de simples gens. Leur « ignorance était extrême; ils avaient l'esprit faible, ils « croyaient aux spectres et aux esprits. Pas un élément « de culture hellénique n'avait pénétré dans ce pre- « mier cénacle; l'instruction juive y était aussi fort « incomplète ... »
Voilà ceux que JÉscs-C[IST ramassa, ou plut5t choisit, pour porter la huuière nouvelle par toute la terre. «Il n'est guère possible de douter, dit M. lIcnau, « qu'il n'ait lui-m5me choisi parmi ses disciples ceux « qu'on appelait par excellence les « apôtres » ou les « douze . » -- Il le leur disait lui-même : Je vous ai choisis et je vous ai établis, pour que vous alliez «... Et saint Paul se plait à faire ressortir ce plan de la Sagesse céleste, qui « a choisi les simples pom" confondre