‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 136 sur 152 · CH£PITRE XV · texte numérisé non relu

CH£PITRE XV

LA VlEBGE MABIE MÈBE DE DIEU ET MÈBE DES HOMMES

L'incarnation est le dogme initial du Christianisme. Les autres mystères, l'apostolat, l'eucharistie, la mort, la résurrection et l'ascension du Fils de Dieu, ne sont que le développement et la consommation du dessein qui a commencé dès lors. Ils y étaient contenus; et en se rompant sur la croix, dit un Père, la vie du S A t v ,t R, prise au sein de [ARIE, filt comme le sac, répandant alors, pour la rançon du monde, le prix qu'il recélait dès le commencement.

Ce prix apporté du ciel a été attiré en [A RIE mais non sans MARIE; par une opération céleste, mais non sans sa coopération virginale, non sans le FIAT de sa foi, de son ainour, de sa pureté immaculée.

L'importance de la V E a  E IÈ n E se mesure dès lors sur celle de ce mystbrc des mystbres dont clic a été le volontaire et digne instruInent. Le nom de FILS, qui est la qualité propre du Rédempteur, unique Ch lui comme sa personne, dans sa double nature divine

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«.t hum.ine ; ce grand nom de FLs DE L'HOE qu'il Se donndt de pvSfSrcnce encore à celui de Fils de Dieu; qu'il a cmporé dans la gloire, et qu'il portera comme .loge liual de l'univers, appelle celui de la Mn auquel il répt, nd m" la terre, comme celui du PnE dans les cieux. 11 retlète sa majesté et sa grâce sur cette Maternilé ivginale qu'il implique, et à laquelle il communique, dans lëternité de ,a prédestination comme dans celle de sa gloire, sa souveraine et miséricordieuse ae.fivité.

Totlt le Christianisme dogmatique, évangélique et historique peut être ainsi envisagé par rapport à l'humble M  n t , Mère de Dieu et Mère des hommes. C'est ce que nous avons essa)'é de montrer dans nos Nouvelles Études philosophiques snr la lerge Marie dans le Plan dibz ;  la lïerge Marie d'après l'Évangile;et la l'ierge Marie vivant dats l'Église.

Ce sujet, que le pr6jué rationaliste relègue dans le domaine de la petite dévotion, épuise la eonmplation de l'intelligence autant qu'il se prête à la naïveté du coeur. Populaire et sublime, il fut de tout temps le partage des simples et des génies : comme il eut toujou contre lui les esprits alambiqués et médioeres, « esprits « grossiers et pesants dans leur prétendue subtilité, » ainsi que les appelle Bossuet'.

I. Discours aux religieuses de Saiute-Marie, le jour de la fète de la  isitation de la sainte Vierge.

LA VIERGE MARIE. 423 11 devait avoir contre lui nos critiques. Contcmpteurs de JÉsus-Crli ST, ilsdcvaient l'tre de sa divine 5Ière. Et, en cela comme en tout le reste, ils devaient 6tablir ce qu'ils attaquaient.

Admirable enchainement des v6rit6s de notre foi d6montr6 par ses ennemis  Ils ne peuvent attaquer JÈs u s- C n a  s 'r, sans attaquer  1E  d'une part, et la virginale maternit6 de 5I a de l'autrc sans nier le surnaturd dans son essence et dans son op6ration. Cette op6ration, dont MARIE est le si6ge et le sanctuaire, d'oit l'Invisible s'est montr6 à nous, l'Inaccessible s'est livr6 à nous, le Terrible a été fait DIEU AVEC OUS, et où le Verbe s'est /'ait chair et a habité »armi nous; cette op6ration, dis-je, où le Très-IIaut s'est abaissé p;r amour jusqu'à revêtir notre nature d6chue pour l'61ever aux splendeurs de sa divinit6, et qui est la source sacr6e d'où le surnaturel s'est 6panch6 dans le monde, devait valoir à 51ARIE l'honneur d'être en butte aux mêmes attaques que son divin FILS, et que 9m lui-même.

En cela s'accomplit à la lettre la proph6tie du ieillard Siméon, dans laquelle, s'adressant h 5IARiE, et anuonçant que I'EraT-DIEU serait en butte à la contradiction, il ajoute : Et tuam ipsius animam pertransibit gladi«s, « et ous serez trausperc6e du mëlne « glaive qui le percera t, » du glaive de la calomnie,

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