LA VIERGE IIAI{IE
subsister ell elle la divinité de Jsus-CnalsT, et en celle-ci la Divinité même.
En effet: de même, dit Tertullien, qu'il convenait que le Fils de lieu naquît de la femme, pour qu'en cela il f6t Fils de l'homme ; de même il convenait qu'il ne naquît pas de la semence de l'homme, de peur que, s'il était tout fils de l'homme, il ne parût point fils de Dieu '. Aiusi, admirable économie ! comme la maternité de MARRE découvre l'humanité du Verbe, sa virginité en décou'Te la divinité; et l'accord de la maternité et de la virginité en M », IIE, l'accord de l'humanité et de la divinité en J s u s. La Mi E- Vt E R G E témoigne l'IIorE DIEU. ' C'est pourquoi la VlER6E M»,nIE a été de tout temps le bouclier et le glaive de la foi chrétienne contre toutes les hérésies qui se sont attaquées à JÉsus-CnnlST, l'arêument à deux tranchants par lequel l'Église a eu raison de toutes les subtilités de l'erreur. Aux premi5res hérésies qui niaient la chair du Verbe, on opposait la maternité de M A E; à celles qui nièrent ensuite la diviuité de JÈsus-Citntsr, on opposa la virginale et céleste conception par laquelle il s'était fait chair ; enfin à celles qui vinrent nier l'union personnelle en lui des deux natures, on opposa la maternité divine dont il était l'unique fruit.